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Shree Bageshwori Secondary School in Baireni, Dhading district, Nepal, on August 31, 2026 (Photo credit: Sanjit Pariyar/NurPhoto)
Shree Bageshwori Secondary School in Baireni, Dhading district, Nepal, on August 31, 2026 (Photo credit: Sanjit Pariyar/NurPhoto)

Népal : appel à la solidarité avec les communautés éducatives suite aux inondations et glissements de terrain dévastateurs

Publié 9 septembre 2026 Mis à jour 11 septembre 2026

L’Internationale de l’Éducation (IE) a lancé un appel à la solidarité pour soutenir ses organisations membres au Népal, alors qu’elles viennent en aide aux enseignant·e·s et aux étudiant·e·s touché·e·s par les inondations et les glissements de terrain dévastateurs qui ont semé la destruction dans les districts de Rasuwa, Nuwakot, Gorkha et Dhading le 26 août. .

Une crue éclair catastrophique a tout balayé sur son passage – habitations, écoles, ponts et autres infrastructures –, laissant des communautés entières totalement dévastées. Des dizaines de milliers de personnes ont été touchées par ce désastre, qui a fait plus de 1 200 victimes et des milliers de disparu·e·s.

L’Internationale de l’Éducation, qui représente quatre organisations membres au Népal – la Nepal Teachers' Association (NTA), la Nepal National Teachers' Association (NNTA), le Nepal School Employees Council (NSEC) et l’Institutional Schools Teachers Union (ISTU) – a exprimé sa profonde compassion et sa solidarité envers les enseignant·e·s, étudiant·e·s, personnels de soutien à l’éducation et toutes les communautés touché·e·s par la catastrophe.

Face à cette tragédie, le secrétaire général de l’IE, David Edwards, a déclaré : « Notre solidarité pleine et entière va à toutes les personnes qui sont confrontées à la perte, à l’incertitude et au déplacement, en particulier aux familles en deuil et à celles dont le logement, l’école ou les moyens de subsistance ont été détruits ou gravement touchés. »

Le secteur de l’éducation a été particulièrement touché par la catastrophe : de nombreuses écoles ont été détruites ou sont inutilisables, privant d'enseignement des milliers d’élèves et d’enseignant·e·s. Des témoignages commencent également à faire état de la rapidité avec laquelle les personnels éducatifs ont réagi pour protéger les élèves, contribuant ainsi à sauver de nombreuses vies.

La NNTA et la NTA ont sollicité l’aide et le soutien de l’IE en faveur des enseignant·e·s, des étudiant·e·s et des communautés scolaires touché·e·s. Selon les deux syndicats, au moins 22 enseignant·e·s et plus de 300 élèves sont actuellement portés disparus ou décédés ; au moins 18 écoles ont été entièrement détruites, tandis que des dizaines d’autres ont subi des dommages partiels ; plus de 19 000 élèves ont été directement touchés par la catastrophe, nombre d’entre eux ayant perdu leurs parents, leur domicile et leur école.

Les chiffres sont effarants, mais le président de la NNTA, Hansha Bahadur Shahi, prévient que la réalité est probablement bien pire : « La situation sur le terrain est plus grave que ne l’indiquent les chiffres préliminaires. Des localités entières ont été emportées, et de nombreuses zones touchées restent difficiles d’accès. On craint également que de nouvelles inondations ne surviennent. Nous continuons de recueillir des informations et de les vérifier afin d’établir l’ampleur réelle des dégâts et des pertes en vies humaines. »

« Des milliers d’étudiant·e·s ont été privé·e·s de leur droit fondamental à l’éducation », a quant à lui déclaré Soma Nath Giri, président de la NTA. « Face à la destruction des bâtiments scolaires, du matériel pédagogique et des infrastructures éducatives, de plus en plus de districts touchés réclament avec insistance une aide d’urgence. »

Des élèves cherchent leurs affaires à l'école secondaire Shree Bageshwori de Baireni, dans le district de Dhading, au Népal, le 31 août 2026. (Photo: Subaas Shrestha/NurPhoto)

Dans un contexte où les écoles devraient offrir stabilité, sécurité et espoir, nombre d’élèves et d’enseignant·e·s et de personnels de soutien à l’éducation doivent faire face à des défis immenses. « En ces temps difficiles, nous saluons le travail des enseignantes, des enseignants, des personnels de soutien à l’éducation, des équipes d’intervention d’urgence, des volontaires et des communautés locales, qui œuvrent d’arrache-pied pour fournir une assistance et un soutien à toutes celles et tous ceux qui en ont besoin », a déclaré Anand Singh, directeur régional de l’IE pour la région Asie-Pacifique. « Leur dévouement et leur compassion nous rappellent avec force que la résilience naît de la solidarité, de la bienveillance et de l’action collective. »

Les deux présidents, Hansa Bahadur Shahi et Soma Nath Giri, ont recensé les besoins les plus urgents pour les syndicats d’enseignants : « Les priorités immédiates consistent à assurer la sécurité et la protection des enfants en âge scolaire, à mettre en place des structures d’apprentissage temporaires et à fournir un soutien psychosocial aux enfants, au personnel enseignant et aux familles touchés. L'enseignement doit reprendre le plus rapidement possible, parallèlement aux efforts de secours, de protection et de relèvement. »

Aucune communauté éducative ne devrait avoir à affronter seule une telle catastrophe. La force du mouvement syndical mondial de l’éducation réside dans sa solidarité, qui transforme l’inquiétude en un soutien concret aidant les communautés à répondre aux besoins urgents, à rétablir l’accès à l’éducation, à reconstruire les écoles et à faire renaître l’espoir. Alors que les communautés touchées entament le difficile processus de relèvement et de reconstruction, l’Internationale de l’Éducation réaffirme son engagement indéfectible à se tenir aux côtés de chaque travailleuse et travailleur de l’éducation touché·e par cette catastrophe et à préserver le droit à l’éducation pour tous les apprenants.