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Image credit: NASUWT The Teachers' Union
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Faites connaissance avec Cassandra Hallett, secrétaire générale adjointe de l’IE

Publié 9 septembre 2026 Mis à jour 11 septembre 2026

Lorsque Cassandra Hallett a pris ses fonctions de secrétaire générale adjointe de l’Internationale de l’Éducation, elle a apporté avec elle plus de trois décennies d’expérience en tant qu’enseignante, dirigeante syndicale, internationaliste et défenseuse des droits humains.

Se décrivant elle-même comme « une professeure d’anglais originaire du Canada, une syndicaliste et une militante en faveur de l’éducation et de la justice sociale », Cassandra s’épanouit dans son rôle de dirigeante collaborative qui accorde une grande importance aux liens humains et à la solidarité.

De l’Arctique au monde entier

Née et élevée dans la province canadienne de Nouvelle-Écosse, Cassandra a débuté sa carrière d’enseignante non loin d’où elle a grandi. C’est toutefois son installation au Nunavut, territoire le plus vaste de l’archipel arctique canadien, qui a profondément façonné sa conception de l’éducation, de la communauté et du syndicalisme.

En travaillant aux côtés des enseignant·e·s des communautés inuites, elle a pu découvrir de près les défis et les opportunités de l’enseignement public dans les régions plus reculées et les moins bien desservies. Elle a notamment contribué à organiser et à codiriger la création du premier syndicat enseignant du Nunavut, aidant ainsi les éducateur·trice·s à se forger une voix collective pour défendre leur profession et leurs élèves.

Une perspective mondiale de l’éducation

Cassandra a une vision de l’éducation qui dépasse les frontières du Canada.

Enfant, elle a été scolarisée au Royaume-Uni. Plus tard, elle a consacré de nombreuses années à la coordination des activités internationales au sein de la Fédération canadienne des enseignantes et enseignants, nouant des liens avec des syndicats de l’éducation sur tous les continents et contribuant à renforcer la coopération entre enseignant·e·s du monde entier. À mi-carrière, elle a enseigné pendant trois ans à Dar es Salaam, en Tanzanie, ce qui lui a permis d’acquérir une connaissance précieuse de réalités éducatives différentes et de renforcer sa conviction quant au pouvoir de la solidarité internationale.[CH1.1] Le renforcement des liens de solidarité entre les enseignant·e·s, les syndicats et leurs communautés est devenu une caractéristique déterminante de son style de direction et demeure au cœur de son action au sein de l’Internationale de l’Éducation.

Faire tomber les barrières et mener le changement

En 2015, Cassandra a été nommée secrétaire générale de la Fédération canadienne des enseignantes et enseignants, devenant ainsi la première femme à occuper ce poste de direction depuis la création de l’organisation en 1920. Pendant plus de onze ans, elle a guidé la fédération à travers une période de changements majeurs.

Pour David Edwards, secrétaire général de l’Internationale de l’Éducation, le parcours de Cassandra parle de lui-même : « Tout au long de sa carrière, Cassie a fait preuve d’un engagement sans faille en faveur de l’enseignement public, des valeurs syndicales, de l’égalité de genre et de la justice sociale. Qu’il s’agisse d’enseigner au sein des communautés très diverses du Canada et de la Tanzanie, de construire des syndicats de l’éducation forts ou de diriger la Fédération canadienne des enseignantes et enseignants, elle a toujours su allier une vision stratégique à une compréhension approfondie des réalités auxquelles sont confrontés les personnels éducatifs. »

Son expérience dans la direction syndicale, le plaidoyer, la solidarité internationale et la mobilisation des membres fait d’elle « un atout inestimable » pour le mouvement syndical mondial de l’éducation, a souligné M. Edwards.

Diriger à l’ère des multicrises

Cassandra a pris ses fonctions au sein de l’Internationale de l’Éducation à un moment où l’éducation et le syndicalisme s’affrontent à une conjoncture critique.

Partout dans le monde, les systèmes éducatifs sont aux prises avec des pénuries de personnel enseignant, le sous-financement, une charge de travail de plus en plus lourde, des pressions en faveur de la privatisation et des atteintes à la démocratie, sans oublier les conflits et l’impact croissant du changement climatique. Parallèlement, les nouvelles technologies, telles que l’intelligence artificielle, soulèvent d’importantes questions concernant l’avenir de l’enseignement et de l’apprentissage.

Pour Cassandra, ces défis soulignent l’importance de syndicats de l’éducation forts et de la solidarité internationale.

Dans sa première intervention en tant que secrétaire générale adjointe de l’IE, elle a mis en exergue le caractère fondamentalement humain et relationnel de l’éducation : « Ce que nous faisons ne peut être automatisé, car cela va bien au-delà du simple transfert d’informations. Il s’agit de connaissances affinées par l’expérience, les valeurs, la solidarité et les relations humaines. Cela implique du soin et de l’empathie, de la sagesse transposée à la pratique. »

Promouvoir les priorités de l’IE

En tant que secrétaire générale adjointe, Cassandra, qui a officiellement rejoint l’IE en avril 2026, contribuera à diriger les activités de l’Internationale de l’Éducation visant à renforcer les syndicats, à promouvoir un enseignement public de qualité, à défendre les droits et la condition du personnel enseignant et des personnels de soutien à l’éducation, ainsi qu’à approfondir la solidarité au sein du mouvement mondial de l’éducation.

Elle jouera également un rôle de premier plan dans la promotion de l’égalité de genre dans et par le biais de l’éducation et des syndicats de l’éducation. Cassandra, qui parle couramment le français, représentera la profession enseignante au sein d’instances internationales clés, notamment le Conseil d’administration du Partenariat mondial pour l’éducation (GPE, acronyme anglophone) et le Conseil consultatif de la coalition Safe to Learn.

Renforcer notre pouvoir grâce à la solidarité

« Nous parlons d’éducateurs et d’éducatrices qui se syndicalisent pour obtenir des conditions de travail équitables. Nous parlons d’enseignantes et d’enseignants déterminés à défendre l’enseignement public. Nous parlons des liens de solidarité qui unissent les travailleuses et les travailleurs de l’éducation par-delà les frontières, les langues et les cultures. La solidarité, c’est notre ADN et notre force », a déclaré Cassandra en présence de dirigeant·e·s syndicaux·ales lors de l’une de ses premières activités internationales en tant que secrétaire générale adjointe de l’IE.

Alors que l’Internationale de l’Éducation poursuit ses efforts pour construire des syndicats forts et défendre le droit à un enseignement public de qualité pour chaque élève, Cassandra Hallett met à profit toute une vie d’expérience, de conviction et de collaboration pour mener à bien cette mission.

Son engagement est ancré dans une conviction simple : que les éducatrices et les éducateurs, par le biais de la syndicalisation, ont le pouvoir de transformer les sociétés.