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Les syndicats d'enseignants cibles d'attaques au Bahreïn et au Yémen

Publié 28 mars 2011 Mis à jour 30 mars 2011

Alors que les syndicats d'enseignants sont déterminés à poursuivre leurs revendications pour plus de liberté et de droits dans la région, l'IE reçoit des rapports inquiétants faisant état d'attaques contre les enseignants et les syndicalistes.

Ce vendredi 18 mars, à Sana'a et dans d'autres parties du pays, le gouvernement yéménite a répondu par la violence aux manifestations pacifiques en faveur de la démocratie et du respect des droits fondamentaux des travailleurs. Selon les médias locaux et internationaux, l'attaque contre les manifestants sur la place Taghier à Sana’a a fait au moins 52 morts et des centaines de blessés, y compris des enseignants. Le Syndicat des enseignants du Yémen (YTS), une organisation affiliée à l'IE, nous a informé que 5 enseignants avaient été tués (Abdullah Amed Alhumaikani, Ali Ahmed Alfalahi, Muhamed Hussien Althalaya, Naji Musleh Nasm et Awad Alsarihi) et 40 autres blessés.

La nuit du 20 mars, la maison du Président de l'Association des enseignants du Bahreïn, Mahdi Issa Abu Thaib, a fait l'objet d'un raid mené par 20 membres des forces de sécurité. Son épouse et ses enfants ont subi deux heures d'interrogatoire. L'IE a également été informée de la convocation d'autres dirigeants du syndicat enseignant par le ministère de l'éducation pour des interrogatoires. Les enseignants membres du syndicat craignent à présent d'être arrêtés.

Ces actes d'intimidation des enseignants syndicalistes constituent une réaction hostile à leur participation aux manifestations pacifiques qui ont débuté le 14 février à la Place de la Perle, au Bahreïn, et à la grève du 14 mars visant à exprimer la préoccupation des enseignants quant à la sécurité physique des professeurs, des travailleurs de l'éducation et des étudiants dans les établissements d'enseignement.

L'IE a protesté contre cet usage excessif de la force auprès des gouvernements concernés et a demandé le respect des libertés et droits fondamentaux des enseignants, des étudiants et des syndicalistes. Elle a également demandé aux autorités d'entamer un dialogue respectueux afin de parvenir à une solution sereine et à une juste résolution des problèmes et des demandes légitimes de leur peuple.