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L'Iran ne doit pas exécuter Amir Hekmati

Publié 11 janvier 2012 Mis à jour 13 janvier 2012

Amir Hekmati, un irano-américain venant d’Arizona âgé de 28 ans, accuse d’espionnage pour le compte de la CIA, a été condamné à mort au début de cette semaine, suite à un procès inéquitable, sans accès à une assistance consulaire.

En août 2011, Amir s'est rendu en Iran au chevet de sa grand-mère malade. Le jeune homme, ayant précédemment travaillé comme traducteur vers l'arabe auprès de la Marine américaine, a été forcé à prendre part à une « confession » télévisée juste avant son procès en décembre.

Dans une déclaration publiée le 8 janvier, Amnesty International a exprimé sa crainte de voir Amir exécuté dans les semaines à venir. Son pourvoi en appel doit être établi dans les 20 jours.

Suite au jugement du jeune homme, ses parents, tous deux enseignants dans le Michigan et membres de la National Education Association, un affilié américain de l'IE, ont publié une déclaration pour exprimer « leur émotion et leur peur ».

Behnaz Hekmati, la mère d'Amir, y a souligné : « Nous pensons que ce verdict est le résultat d'un processus qui n'était ni transparent ni juste. Amir n'a pris part à aucun acte d'espionnage ou de ‘guerre contre Dieu’, comme le clame le juge dans sa sentence. Il n'est pas un criminel. Sa vie est exploitée à des fins politiques. »

D'après CNN, la famille Hekmati a déclaré qu'Amir est représenté un avocat désigné par le gouvernement, même s'ils ont tenté d'engager pour lui un avocat privé. Il est le premier américain à être condamné à la peine capitale en Iran depuis la révolution, il y a plus de 30 ans.

Plusieurs autres détenu(e)s iranien(ne)s risquent l'exécution. C'est le cas du blogger Vahid Asghari, détenu depuis mai 2008, et du webdesigner Saeed Malekpour, un résident permanent au Canada arrêté en 2008 au cours d'une visite à sa famille. Le gouvernement a officiellement reconnu l'exécution de 17 personnes cette année, mais Amnesty International a reçu des informations suggérant qu'au moins 39 personnes auraient pu être exécutées dès la première semaine de 2012.

Dans une lettre envoyée aujourd'hui au Président iranien Mahmoud Ahmadinejad(en anglais), le Secrétaire général de l'Internationale de l'Education, Fred van Leeuwen, a instamment demandé aux autorités iraniennes d'annuler l'exécution d'Amir Hekmati.

Au-delà du fait qu'il a été condamné à la peine de mort au terme d'un procès injuste, l'Internationale de l'Education s'oppose à la peine de mort dans tous les cas, la considérant comme une punition cruelle, inhumaine et dégradante, et comme la violation ultime du droit à la vie. Cette position de l'Internationale de l’Education a été déterminée lors de son quatrième Congrès mondial, à Porto Alegre en 2004, dans une résolution contre la peine de mort.

Les lettres et courriers électroniques appelant à l'annulation de la condamnation à mort d'Amir Hekmati peuvent être envoyés à [email protected].