Ei-iE

Internationale de l'Education
Internationale de l'Education

Une nouvelle étude des Nations Unies veut remédier au déficit de financement de l’éducation

Publié 22 mars 2013 Mis à jour 24 mars 2013

L’IE salue la publication de nouvelles statistiques par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) le 15 mars dernier. Ces chiffres montrent qu’il est possible de rendre réalisable l’objectif de l’éducation de base pour tous d’ici à 2015, en dépit d’un déficit de financement extérieur – soit 16 milliards de dollars américains – qui a atteint 26 milliards de dollars US au cours de ces trois dernières années.

Les répercussions du déficit de financement sur l’Education pour tous

« Vingt-six milliards de dollars américains, cela donne certes l’impression que le déficit à combler est énorme. Néanmoins, l’étude démontre qu’il est possible de faire augmenter les ressources nécessaires », a déclaré Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO, dans un nouveau document politique intitulé « Making Education for All affordable by 2015 and beyond »[Rendre l’Education pour tous abordable d’ici à 2015 et au-delà].

Le déficit se répercute sur la réalisation de l’Objectif du Millénaire pour le développement (OMD) relatif à l’enseignement primaire universel, que les dirigeant(e)s mondiaux/ales s’étaient engagé(e)s à accomplir à l’horizon 2015.

Les gouvernements doivent tenir leurs promesses en matière de financement de l’éducation

Bokova a ajouté : « En 2000, les gouvernements donateurs ont promis qu’aucun pays ne serait empêché d’atteindre l’objectif de l’Education pour tous pour des raisons liées à l’absence de ressources. De concert avec les gouvernements nationaux, les donateurs doivent à présent démultiplier les efforts qu’ils déploient, et s’assurer que le financement n’est pas un obstacle empêchant d’aider tous les enfants à aller à l’école. »

Les données présentées dans le document politique indiquent que si les gouvernements et les donateurs consacraient 20 pour cent de leurs budgets à l’éducation, près de 12 milliards de dollars US pourraient être mobilisés. Les auteurs suggèrent en outre qu’il serait plus judicieux d’utiliser une partie des fonds pour développer les systèmes éducatifs des pays à faible revenu, plutôt que d’envoyer des étudiants de pays en développement étudier dans des pays donateurs.

L’UNESCO prie instamment les donateurs de tenir des engagements pris de longue date, en précisant que si les européens acceptaient d’affecter à l’aide 0,7 pour cent de leur revenu national brut, 1,3 milliard de dollars américains supplémentaires pourraient être mis à la disposition de l’éducation chaque année.

Dans l’intervalle, les pays en développement pourraient lever 7,3 milliards de dollars américains en améliorant leurs régimes fiscaux, en gérant plus efficacement leurs ressources naturelles et en réaffectant une part de ces richesses à l’éducation.

« Cumulées, ces modifications pourraient faire passer le déficit de financement annuel de l’éducation de base de 26 milliards de dollars US à seulement 3,4 milliards de dollars américains ». D’après l’étude, « Si les organisations philanthropiques consacraient à l’éducation de base le même montant qu’elles consacrent aujourd’hui à la santé, le déficit pourrait être comblé. »

Les pouvoirs publics doivent consacrer au moins 6 pour cent de leur PIB à l’éducation

« Ce rapport apporte de bonnes nouvelles, » a déclaré le Secrétaire général de l’IE, Fred van Leeuwen. « Il nous incite, nous autres syndicalistes, à nous exprimer et à poursuivre nos efforts pour réaliser l’éducation de qualité pour tous à travers le globe. Nous pouvons y parvenir ! »

Fred van Leeuwen souligne également que le document politique de l’IE sur l’éducation intitulé « Une éducation de qualité pour bâtir l’avenir », qui avait été adopté en 2011, insiste sur le fait que les « autorités publiques (...) doivent investir une part substantielle du budget de l’Etat dans l’éducation, soit au moins 6 pour cent de leur PIB. »

Le document politique a été présenté lors de la Consultation mondiale sur l’éducation dans l’ordre du jour du développement après 2015, tenue à Dakar, au Sénégal.

Les sessions plénières étaient diffusées en direct à l’adresse http://www.worldwewant2015.org/education2015.

Vous pouvez également suivre les discussions tenue lors de la consultation via twitter @Education2015UN.