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Sommet syndical mondial sur la fiscalité: Une fiscalité plus juste pour une éducation de qualité

Publié 23 septembre 2015 Mis à jour 24 septembre 2015

L’Internationale de l’Education était représentée lors du Sommet syndical mondial sur la fiscalité, qui a souligné que le laxisme fiscal actuel est l’une des principales causes des inégalités grandissantes et du sous-financement chronique des services publics dans nos sociétés.

« Comment rendre les taxes sexy? » s’est interrogé le journaliste et directeur de Finance Uncovered George Turner le 16 septembre, lors du dîner d’ouverture du Sommet qui se déroulait à Genève, en Suisse, les 17 et 18 septembre, à l’initiative conjointe de l’Internationale des services publics et de la Fondation Friedrich Ebert.

On dit souvent que les taxes et les impôts représentent le prix à payer pour vivre dans une société civilisée. Mais lorsqu’on voit d’un côté, les entreprises multinationales multiplier les subterfuges pour éviter la taxation et de l’autre, les hommes et femmes politiques chercher à se faire élire avec des plates-formes de réduction d’impôts, on peut se demander où veulent nous mener nos élites politiques et économiques, a fait valoir Richard Langlois, économiste et consultant de l’Internationale de l’Education (IE).

Selon lui, pendant que les comptables créatifs des grands cabinets nous parlent d’optimisation fiscale, les scandalesfinanciers comme celui des Luxembourg Leaks (ou « Lux Leaks »), qui a éclaté en novembre 2014 et révélé le contenu de centaines d'accords fiscaux très avantageux conclus avec le fisc luxembourgeois par les cabinets d'audit pour le compte de nombreux clients internationaux, nous révèlent la pointe de l’iceberg d’une évasion fiscale pratiquée à très large échelle par les puissants de ce monde. Il a ainsi souligné que la pression  de la société civile a heureusement obligé l'Organisation de coopération et de développement économiques à se pencher sur le problème et à avancer timidement sur la voie de solutions.

« Y a-t-il encore des personnes pour croire que ce sont des obstacles techniques qui retardent le colmatage de l’évasion fiscale et la mise au pas des paradis fiscaux? » a demandé Langlois. A ceux-là, a-t-il indiqué, le Sommet a fait la démonstration percutante que les solutions techniques existent et que seule la volonté politique déficiente explique le laisser-faire actuel en matière fiscale.

C’est pourquoi l’IE poursuivra sur la voie de l’information, de la sensibilisation et de la mobilisation avec les autres acteurs de la société civile qui luttent pour une fiscalité plus juste.