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Le rapport de l'UNESCO repense l'éducation pour le 21e siècle

Publié 4 novembre 2015 Mis à jour 13 novembre 2015

Repenser l'éducation propose un projet du type d'éducation nécessaire pour le 21e siècle, axé sur le respect de la vie et de la dignité humaine, la justice sociale et le partage des responsabilités en vue d’un avenir durable.

Repenser l’Education-Vers un bien commun mondial, lancé internationalement le 4 novembre au siège de l'UNESCO à Paris, en France, est un reflet de notre époque. Inspiré par la publication de 1996, L'éducation: un trésor est caché dedans, aussi appelée « Rapport Delors », Repenser l'éducation est tiré des quatre piliers de l'éducation: apprendre à savoir, apprendre à faire, apprendre à vivre ensemble, apprendre à vivre avec les autres et apprendre à être.

La publication, qui inclut des contributions de l'Internationale de l'Education (IE), se focalise sur le développement durable, réaffirme une approche humaniste de l'éducation et se concentre sur l'éducation et la connaissance comme biens communs globaux.

« Je suis convaincue qu’il nous faut aujourd’hui avoir de nouveau un projet ambitieux pour l’éducation », « car les temps sont troubles », insiste Irina Bokova, la directrice générale de l'UNESCO, dans l'avant-propos du rapport. « Le monde se transforme, l’éducation doit suivre. »

Elle fait également remarquer que les sociétés du monde entier subissent une profonde transformation, réclamant de nouvelles formes d'éducation pour encourager la concurrence dont les sociétés et les économies ont besoin, aujourd'hui et demain. Une éducation basique de qualité est le fondement nécessaire à l'apprentissage tout au long de la vie dans un monde complexe et qui change rapidement, ajoute-t-elle, reconnaissant que l'accès n'est pas suffisant.

« Nous devons maintenant mettre l’accent sur la qualité de l’éducation et la pertinence des apprentissages, sur ce que les enfants, les jeunes et les adultes apprennent effectivement. Nous devons aussi cibler davantage les enseignants et les éducateurs, qui sont les agents du changement à tous les niveaux. »

Voyant l'éducation comme « un bien commun essentiel » et « essentielle au cadre mondial intégré des objectifs de développement durable », Bokova met en évidence « qu'il n’est de force de transformation plus puissante que l’éducation » pour promouvoir les droits humains et la dignité humaine, éradiquer la pauvreté et approfondir la durabilité, construire un meilleur avenir pour tou(te)s, fondé sur l'égalité des droits et la justice sociale, le respect de la diversité culturelle ainsi que la solidarité internationale et le partage des responsabilités.

A la lumière de ce rapport, et avec les objectifs de développement durable, notamment un objectif d'éducation autonome, les syndicats d'enseignants du monde entier jouent leur rôle de défenseur afin de s'assurer que les gouvernements tiennent leurs promesses.

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