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Enseignant(e)s et éducation: des clés pour relever les défis mondiaux

Publié 1 juin 2016 Mis à jour 10 juin 2016

A la Conférence annuelle de l’Organisation internationale du Travail à Genève, l'Internationale de l'Education a appelé au renforcement de la négociation collective pour les enseignant(e)s, soulignant ainsi l’importance de la profession enseignante et de l’éducation de qualité pour la réalisation des Objectifs de développement durable.

Haldis Holst, Secrétaire générale adjointe de l'Internationale de l'Education (IE) s’est adressée aux délégué(e)s lors de la 105e session de la Conférence internationale du Travail à Genève et a rappelé aux représentant(e)s du gouvernement qu’ils/elles doivent « écouter la voix des enseignant(e)s, portée par leurs syndicats ». Elle a présenté ses remarques au cours de la séance plénière du 1er juin 2016.

« Les enseignantes et enseignants et l’éducation font partie intégrante de la solution qui mènera à la réalisation d’un grand nombre des nouveaux Objectifs de développement durable », a-t-elle déclaré. « Les enseignantes et enseignants ont un rôle crucial pour relever les défis sociaux d’aujourd’hui et de demain. Ils sont considérés comme des acteurs sociétaux essentiels pour faire face aux défis et au changement, notamment dans la prévention de l’extrémisme et la sécurisation des droits des réfugiées et réfugiés et des personnes déplacées. »

Holst a cependant noté que les politiques d’austérité « amputent les budgets consacrés à l'éducation dans de nombreux pays » et que la crise financière sert d’excuse pour justifier le recul des droits fondamentaux du travail, comme le droit de grève.

« L’éducation de qualité ne va pas de soi, elle nécessite des professionnels qualifiés, formés et bien encadrés. La société doit valoriser ses enseignantes et enseignants, respecter leur autonomie et les écouter par l’intermédiaire des institutions de négociation collective. »

La Secrétaire générale adjointe de l'IE a également attiré l’attention sur l’augmentation inquiétante du travail précaire des enseignant(e)s et des autres personnels de l’éducation et sur la poussée généralisée de la privatisation et de la déprofessionnalisation du secteur.

A Genève, une délégation de 15 syndicats se joint à l’IE pour participer au travail des Commissions Application des normes, Travail décent dans les chaînes d’approvisionnement mondiales, et Emploi et travail décent pour la transition vers la paix. La Conférence se poursuit jusqu’au 10 juin.