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Chypre : Les syndicats exigent le droit d'organisation sans contrainte

Le Bureau exécutif de l’IE a approuvé une résolution de solidarité avec les organisations affiliées, le Cyprus Turkish Teachers’ Trade Union (KTOS) et le Cyprus Turkish Secondary Education Teachers' Union (KTOEOS), dont les membres pourraient se voir infliger une peine d'emprisonnement de deux ans pour avoir protesté contre une réduction du financement accordé à l'éducation.

Le Bureau exécutif, qui est l'organe directeur de l'IE et régit ses activités entre les réunions du Congrès mondial, s'est réuni à Bruxelles du 26 au 28 octobre et a fait part de sa consternation quant au fait que les syndicalistes enseignants de Chypre du Nord puissent être sanctionnés pour s'être opposés aux changements unilatéraux dans le service éducatif et avoir sollicité la préservation d'une éducation publique de qualité dans la région.

L'IE demande que les charges à l’encontre des syndicalistes soient abandonnées et que ceux-ci puissent être réintégrés dans leurs fonctions et reprendre leurs activités syndicales légitimes. L'Internationale de l'Education appelle également les autorités à respecter les principes énoncés dans les conventions de l'OIT, qui garantissent les droits syndicaux.

Les étudiants et les enseignants ont entamé une grève le 2 novembre et 5.000 personnes ont rejoint la manifestation pacifique entre le siège du KTOS et le Ministère des Finances et le Parlement. Le mouvement est arrivé jusqu'au tribunal où les affaires devaient être jugées, mais les manifestants n'ont pu que constater le report des procédures au 9 novembre.

Jan Eastman, Secrétaire générale adjointe de l’IE, a déclaré : « La protection des droits syndicaux est une caractéristique essentielle de toute démocratie. Les travailleurs doivent être en mesure de s'exprimer sur les épreuves qu'ils traversent, sans craindre de devenir victimes.

L'IE témoigne toute sa solidarité aux affiliés et collègues de Chypre du Nord car la qualité de l'éducation ne pourra être garantie que lorsque les conditions de travail et les salaires des enseignants auront été négociés et que des accords auront été mis en œuvre de manière satisfaisante. »

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