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Turquie: Les répressions gouvernementales contre les syndicalistes enseignants se poursuivent

Le syndicat turc des travailleurs de l’éducation et des sciences, Egitim Sen, a condamné une descente de la police dans son bureau de Van à l’Est de la Turquie et l’arrestation arbitraire de six syndicalistes supplémentaires.

Le Secrétaire général d’Egitim Sen, Mehmet Bozgeyik, a constaté: « Même si le gouvernement fait état d’une ‘démocratie avancée en Turquie’, le traitement et  les répressions anti-démocratiques sont de plus en plus fréquents. Notre bureau de Van a été envahi par la police lorsque personne n’était présent. Par la suite, nos membres Selami Özyasar, Lezgin Botan, Müzait Karakus, Garip Yaviç, Sinan Gündüz et Hakan Yaman ont été mis en garde à vue. »

M. Bozgeyik a reconnu qu’Egitim Sen est très inquiet des agissements de la police qui reflètent un « régime autoritaire ». Il a aussi exprimé ses préoccupations par rapport à cet usage de la force qui « devient plus commun dans les journées suivant les élections générales ».

« Ces raids de la police ne nous surprennent plus. Tout comme toutes les autres personnes luttant pour la démocratie et la liberté en Turquie, nos membres et responsables ont toujours connu ce genre de répressions. Toutefois, ils ne peuvent pas nous décourager et nous n’abandonnerons pas notre combat », a ajouté M. Bozgeyik.

Le syndicat Egitim Sen a fait l’objet d’attaques soutenues de la part des autorités nationales pour avoir soutenu le droit à « l’éducation dans sa langue maternelle », particulièrement dans des régions avec d’importantes communautés kurdes. Dans le passé, les membres d’Egitim Sen ont été obligés de retirer cette clause de leur constitution. Lors de leur récent congrès du 14 mai 2011, ils ont voté sa réinsertion dans la constitution de leur syndicat.

L’IE soutient son organisation membre dans sa condamnation contre le raid de la police et réclame la libération des enseignants emprisonnés en raison de leur activité syndicale. Elle encourage également les autorités nationales à respecter les normes internationales relatives au droit du travail qu’elles ont ratifiées.

Lors de son sixième congrès mondial au Cap, en Afrique du Sud, l’IE remettra son prix des droits humains et syndicaux Mary Hatwood Futrell à l’ancienne Secrétaire des femmes d’Egitim Sen, Gülçin Isbert, qui, avec 30 autres syndicalistes du secteur public turc, est en attente d’une décision de la cour d’Izmir pour avoir prétendument été membre d’une organisation « illégale ». Les autorités nationales ont empêché Mme Isbert de quitter le pays, elle ne pourra donc pas venir chercher son prix en personne.

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