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Solidarité syndicale internationale pour défendre l’université publique

Les affiliés de l’IE, La Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU) du Canada et le Syndicat national de l’enseignement supérieur (SNESUP-FSU) de France, dans une déclaration commune, se sont engagés à unir leurs forces pour défendre l’université publique.

La FQPPU et le SNESUP soutiennent des positions convergentes à l’égard d’une université ouverte, collégiale et démocratique, accessible à de nombreux étudiants, vouée au service des besoins sociaux et à l’abri de toute pression émanant des forces politiques, économiques et religieuses. Dans les mois à venir, les deux organisations collaboreront à la réalisation d’études, à des interventions publiques et à des événements rassembleurs.

L’Etat est responsable du financement de l’enseignement supérieur et la recherche

Depuis des années, les universités françaises et québécoises subissent de grandes transformations de leur mission fondamentale de service public d’enseignement et de recherche. Elles sont de plus en plus soumises à des influences externes qui les écartent de l‘intérêt général et qui fragilisent la liberté académique et l’indépendance de la recherche, lesquelles sont pourtant essentielles à la mission universitaire.

Un désengagement graduel et notable de l’Etat compromet la fonction sociale et humaniste de l’université, mais aussi sa capacité à répondre aux besoins collectifs. Il entraîne aussi un fardeau accru pour les étudiantes et étudiants et une plus grande influence du secteur privé dans l’institution. Cela se traduit par une hausse des droits de scolarité ou d’inscription, par un pilotage ciblé et autoritaire de la recherche et par une gouvernance de type entrepreneurial.

Le Président de la FQPPU, Max Roy, a rappelé que « la crise actuelle de l'enseignement supérieur est un phénomène international qui exige une intervention vigoureuse et concertée de la part des personnels académiques. L'alliance entre la FQPPU et le SNESUP confirme notre détermination à défendre l'université en tant que service public. »

Stéphane Tassel, Secrétaire général du SNESUP-FSU, a quant à lui souligné que « la situation que rencontre le service public d’enseignement supérieur et de recherche en France, nos batailles rudes, ne sont pas sans similitude avec la situation subie et les luttes menées par nos homologues québécois et leurs étudiants. A un moment charnière, nous avons voulu réaffirmer notre attachement à l’université publique, de part et d’autre de la ‘Grande mare’, dans sa dimension universelle et pour son rôle majeur pour la société. »

En soutien à ces organisations membres, le Secrétaire général de l’IE Fred van Leeuwen a indiqué que: « L'enseignement supérieur et la recherche constituent un bien public essentiel au développement social, culturel et économique des communautés, des nations et des régions et que, par conséquent, il incombe aux Etats de garantir un financement adéquat des institutions d'enseignement supérieur et de recherche. »

Mettre en œuvre totale de la Recommandation de 1997 de l'UNESCO

« L’IE accueille très favorablement cette initiative d’organisations membres, et continuera à faire campagne pour une mise en œuvre totale de la Recommandation de 1997 de l'UNESCO sur la condition des personnels enseignants de l'enseignement supérieur »,  a-t-il ajouté. « La situation de l’enseignement supérieur de la recherche dans ces deux pays sera à n’en pas douter au cœur de discussions lors de la Conférence mondiale sur l'enseignement supérieur et recherche qui aura lieu du 25 au 27 septembre prochains à Buenos Aires, Argentine. »

Garantir l’exercice des libertés académiques

Le 5ème Congrès mondial de l’IE, réuni à Berlin, en Allemagne, en juillet 2007, a adopté la Résolution sur l’enseignement supérieur et de la recherche en tant que service public, qui souligne aussi que  l'exercice des libertés académiques doit être garanti aux enseignants de l'enseignement supérieur et aux personnels de recherche, ce qui englobe: la liberté d'enseignement et de discussion en dehors de toute contrainte doctrinale; la liberté d'effectuer des recherches et d'en diffuser et publier les résultats; le droit d'exprimer librement leur opinion sur l'établissement ou le système au sein duquel ils travaillent; le droit de ne pas être soumis à la censure institutionnelle; et celui de participer librement aux activités d'organisations professionnelles ou d'organisations académiques représentatives.

Le même congrès a par ailleurs adopté une Résolution sur le personnel enseignant de l’enseignement supérieur engagé à durée à durée déterminée, elle, insiste sur la reconnaissance de « la valeur du service fourni par un personnel qualifié enseignant dans l'enseignement supérieur et engagé à durée déterminée, et sur l’opposition au recours abusif et à l'exploitation de contrats à durée déterminée dans les institutions d'enseignement supérieur. »

Cette résolution encourage aussi les affiliés responsables de l'enseignement supérieur à assurer que le personnel enseignant de l'enseignement supérieur engagé à durée déterminée se voie garantir une représentation juste et équitable à tous les niveaux de toute association ou de tout syndicat, y compris la participation aux bureaux exécutifs, comités de négociation et comités permanents.

 

La déclaration conjointe FQPPU/SNESUP est disponible ici.

Pour lire la Résolution sur l’enseignement supérieur et de la recherche en tant que service public, cliquez ici.

Pour lire la résolution de l’IE sur le personnel enseignant de l’enseignement supérieur engagé à durée à durée déterminée, cliquez ici.

Pour en savoir plus sur la prochaine Conférence mondiale sur l'enseignement supérieur et recherche, cliquez ici.

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