Ei-iE

Les enseignants latino-américains demandent la restauration de l’Etat de droit au Honduras

Publié 16 juin 2010 Mis à jour 16 juin 2010

Jose Manuel Zelaya Rosales, le Président évincé du Honduras, a rencontré le Comité de l’IE pour la région Amérique latine en République dominicaine, où il vit en exil.

Il a remercié les enseignants de toute l’Amérique latine et du monde pour leur soutien.

Contraint à démissionner de son poste de président élu et à s’exiler par le coup d’Etat de juin 2009, Zelaya Rosales s’est exprimé devant les dirigeants des syndicats d’enseignants d’Amérique latine réunis à Saint Domingue : «Le modèle néolibéral qui peut peut-être fonctionner dans les économies très développées ne convient pas à de nombreux pays à faible revenu, qui ne sont pas parvenus à répondre aux besoins sociaux les plus élémentaires, comme l’éducation et les soins de santé. J’ai refusé de me plier au ˈconsensus de Washingtonˈ et d’accepter les conditions draconiennes que les institutions financières internationales tentaient de nous imposer». Il souligné que l’accusation selon laquelle il n’avait pas respecté la Constitution hondurienne n’était pas fondée et qu’il avait été illégalement évincé de son poste de président élu. Le Secrétaire général de l’IE, Fred van Leeuwen, a indiqué que l’Internationale de l’Education avait fermement condamné le coup d’État et que l’IE soutiendrait le renforcement de ses organisations membres au Honduras. Ces dernières ont mobilisé le corps enseignant afin de restaurer la démocratie dans leur pays. Depuis l’éviction de Zelaya, des mesures de répression ont été prises à l’encontre des organisations d’enseignants, tandis que des violations graves des droits humains ont été rapportées, y compris l’assassinat de huit enseignants.

Le Comité régional a adopté une déclaration soutenant la lutte pour la démocratie au Honduras et réaffirmant la résolution adoptée par la Conférence régionale latino-américaine, tenue à Saõ Paulo en septembre 2009.