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Les membres du SADTU poursuivent leur grève illimitée sur les salaires

Publié 2 septembre 2010 Mis à jour 2 septembre 2010

Les syndicats de la fonction publique d’Afrique du Sud ont mené des négociations avec le gouvernement afin d’assurer aux travailleurs un salaire décent et des allocations de logement supérieures.

L’offre initiale du gouvernement, présentée à la suite des manifestations de Pretoria et du Cap, était inacceptable et, le 17 août, les membres ont voté la grève jusqu’à ce que leurs revendications soient satisfaites.

Le comité exécutif national du South African Democratic Teachers Union(SADTU) a voté à l’unanimité en faveur d’une grève générale et illimitée sur les salaires avec un arrêt complet dès le 18 août, ses membres ayant rejeté l’offre du gouvernement qui proposait 700 rands d’allocation de logement, 7% d’ajustement salarial et le 1er juillet comme date de mise en œuvre. Les membres du SADTU ont également massivement voté en faveur de la grève.

Les revendications des enseignants demeurent inchangées : un ajustement salarial de 8,6%, 1.000 rands d’allocation de logement, l’égalisation de l’aide médicale et le 1er avril comme date de mise en œuvre.

Un porte-parole du SADTU a déclaré : « Le gouvernement a la responsabilité de répondre aux demandes des travailleurs sans les banaliser. La politique ne peut pas être séparée de la lutte pour les droits syndicaux. Il doit être clair que les salaires ne peuvent pas être séparés de la prestation de service, pas plus que de la politique. La politique macroéconomique actuelle, qui est une question politique, est à l’origine des bas salaires dans les services publics. »

Avec les enseignants et les infirmiers en grève, les écoles et les hôpitaux ont été plongés dans la confusion. Le gouvernement sud-africain a depuis amélioré son offre salariale pour plus d’un million de travailleurs du secteur public en grève.

Le Président Jacob Zuma a lancé un appel à de nouvelles tentatives de conciliation alors que la grève de deux semaines entraînait l’arrêt des activités de nombreuses écoles et hôpitaux. Plus tôt dans la semaine, ses représentants ont relevé leur offre d’ajustement salarial à 7,5% et les syndicats consultent actuellement leur base pour décider s’ils acceptent la nouvelle offre.

Zwelenzima Vavi, le secrétaire général de la COSATU, la fédération syndicale, a déclaré que son équipe avait bataillé ferme pour pousser le gouvernement à proposer 8% d’ajustement, mais qu’il appartenait aux membres de décider si l’offre était acceptable.

« Nous avons lutté pied à pied, mais ce n’était pas possible. Il pourrait falloir une ou deux semaines d’une grève de la même ampleur pour faire bouger le gouvernement », a-t-il estimé.

« La question à laquelle nos membres doivent répondre est la suivante : est-ce nécessaire compte tenu de tous les autres éléments ou est-ce une victoire à ce stade ? »

L’appel de Zuma en faveur de la relance des négociations est considéré comme un acte dicté autant par la politique que par l’économie, étant donné qu’il a été fortement critiqué par les travailleurs en grève pour s’être rendu en mission commerciale en Chine alors que les infirmiers, les enseignants et d’autres fonctionnaires défilaient dans les rues en réclamant une hausse de salaire.

Le Président doit également rétablir des relations avec les syndicats, qui forment l’essentiel de sa base électorale, avant la conférence politique de son parti, le Congrès national africain, dans trois semaines.