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Mauritanie : les éducateur·trice·s en grève afin d’obtenir une augmentation des salaires et de meilleures conditions de vie

Publié 2021-03-26 Mis à jour 2021-04-06

Les enseignant·e·s ont entamé le 22 mars, une grève générale de trois jours pour réclamer une augmentation des salaires et de meilleures conditions de vie. Cette grève a été ponctuée de manifestations massives près du siège du ministère de l'Éducation dans la capitale, Nouakchott, et dans les différentes provinces.

Un succès sans précédent

Cette grève a été un succès sans précédent, car tous les du secteur de l'enseignement secondaire se sont mis en grève simultanément. Dans de nombreuses écoles, l’ensemble des enseignant·e·s a participé au mouvement et les taux de participation étaient généralement élevés dans les différentes régions du pays.

La grève fait suite à un appel de plusieurs syndicats, principalement la Coordination pour la défense des enseignant·e·s (CDE). Le CDE regroupe quatre syndicats de l’enseignement secondaire et technique, dont le Syndicat National de l’Enseignement Secondaire (SNES), organisation membre de l’Internationale de l’Éducation.

Incapacité du gouvernement à répondre aux demandes des enseignant·e·s 

L’action de trois jours a été organisée en réponse au retard pris par le Gouvernement pour répondre aux demandes des enseignant·e·s, qui perçoivent de bas salaires et connaissent des conditions de travail précaires.

Le ministère de l'Éducation a appelé les enseignant·e·s à mettre fin à leur grève et à engager un dialogue pour résoudre le conflit.

Si le dialogue social est une pratique bien établie en Mauritanie, les syndicats de l’enseignement se plaignent qu’il n’a pas beaucoup évolué, ni en qualité ni en profondeur.

Le dialogue social est essentiel

Les syndicats ont rappelé au gouvernement que la mise en œuvre d'un enseignement public de qualité pendant la crise sanitaire de la COVID-19 et au-delà nécessite la participation des syndicats de l’enseignement, grâce à un dialogue social efficace et institutionnalisé.

Ils ont également souligné que le pays a été témoin de plusieurs manifestations ces derniers mois, menées notamment par des agents de santé en quête de meilleures conditions de travail.