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Canada : la Conférence de la FCE s'attaque aux problèmes des familles

Publié 8 février 2011 Mis à jour 8 février 2011

Lors du Symposium sur les questions féminines de la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE), les participants ont pu débattre pendant trois jours des problèmes auxquels sont confrontées les familles, tels que la violence, la réduction de la pauvreté, la marginalisation des enfants, la diversité et des modes de vie qui soient sains.

Organisé par l'affilié de l'IE, cet évènement s'est déroulé à Moncton, au Canada, du 4 au 7 février, autour du thème « Les familles du 21e siècle : de multiples réalités ». Ce thème passionnant a permis aux enseignants des quatre coins du pays d'en savoir davantage sur les problèmes auxquels doivent faire face les familles canadiennes.

Au cours de cette conférence, Noreen Bonnell, Présidente de la New Brunswick Teachers’ Association, a déclaré : « Nous analysons toutes les réalités auxquelles sont confrontés les femmes et les hommes au travail, les enfants à l'école comme en-dehors, et la façon dont cela les affecte une fois rentrés chez eux. »

A première vue, certaines questions, dont la violence au sein du couple, l'évolution du marché du travail et les organisations à but non lucratif, ne constituent pas des sujets qu'il convient d'aborder lors d'une conférence sur l'éducation au sein des écoles. Néanmoins, Noreen Bonnell a souligné que les écoles essayaient de former et de travailler avec les enfants et ce, de tous les point de vue. Ainsi, il est essentiel de communiquer avec les foyers et les familles, et de comprendre les problèmes auxquels ces derniers peuvent être exposés.

Claudette Bradshaw, ancienne députée, a également pris la parole lors de cette conférence en abordant les problèmes de la pauvreté et des abus, et leur impact sur les enfants. Elle est convaincue que les enseignants bénéficient d'un nombre insuffisant de ressources pour pouvoir s'occuper des enfants les plus en difficulté.

« Si quelque chose arrive, c'est généralement de la faute des enseignants, » a-t-elle déclaré. « Cela me touche énormément et je déteste cette situation. En effet, j'ai toujours eu le sentiment que nous ne mettions pas à disposition des enseignants tous les outils nécessaires pour qu'ils puissent former nos enfants. Cela m'a toujours dérangée et j'ai toujours défendu avec ferveur les enseignants dans les écoles. »

Claudette Bradshaw a également ajouté : « Lorsqu'il s'agit de prendre des décisions en matière de politique ou de déterminer la répartition du budget de l'éducation, il est fondamental que les gouvernements accordent une plus grande attention aux voix des enseignants qui sont en première ligne. »

Les statistiques montrent que 46% des Canadiens sont analphabètes; ces chiffres choquants ont permis à Claudette Bradshaw d'illustrer son point de vue selon lequel, si les gouvernements avaient mieux entendu les enseignants, le taux d'analphabétisme dans le pays ne serait pas aussi élevé.

L'IE encourage les enseignants canadiens à poursuivre les discussions sur ces questions à l'issue de cette conférence et à mettre au point des stratégies afin d'assurer une éducation de qualité pour tous les enfants du pays. En tant que fédération syndicale internationale, représentant plus de 30 millions de travailleurs de l'éducation de par le monde, l'IE exhorte également les autorités canadiennes à accorder aux enseignants des moyens financiers adéquats pour pouvoir apporter cette éducation de qualité.

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Site Internet de la FCE

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