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Royaume-Uni: les syndicalistes soutiennent la manifestation silencieuse contre les violations au Zimbabwe

Publié 21 avril 2011 Mis à jour 10 mai 2011

Le Trades Union Congress (TUC) britannique a soutenu la manifestation silencieuse organisée à l’heure du déjeuner par Action for Southern Africa (ACTSA) devant l’ambassade du Zimbabwe à Londres, au Royaume-Uni.

Quelque 150 personnes se sont réunies le 18 avril, Journée de l’indépendance du Zimbabwe, pour protester contre la violence accrue de la part du régime de Mugabe. Le membre fondateur de la manifestation silencieuse, Ephraim Tapa, a résumé l’état d’esprit qui règne à l’occasion du 31e anniversaire de l’indépendance en affirmant: « nous n’avons rien à fêter ».

Lancée en octobre 2002, cette manifestation silencieuse se poursuivra jusqu’à ce que des élections libres et équitables soient organisées sous contrôle international au Zimbabwe.

Le directeur d’ACTSA, Tony Dykes, a remis une carte d’anniversaire à l’ambassade du Zimbabwe appelant à la fin immédiate de la violence, à des élections libres et équitables ainsi qu’à la justice pour le peuple zimbabwéen.

Le TUC s’est joint à l’appel de l’ACTSA, en soulignant que « le 18 avril devrait être une journée de célébration de 31 ans d’indépendance, mais compte tenu des rapports faisant état d’arrestations politiques, d’agressions collectives et de menaces de morts, nombreux sont ceux qui mettent en garde contre un bain de sang semblable à celui qui avait suivi le second tour de l’élection présidentielle en 2008 ».

Dans une lettre envoyée, le 20 avril, au ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, les participants à cette manifestation ont souligné, en outre, que « les Zimbabwéens exilés au Royaume-Uni représentés par la manifestation contre les violations au Zimbabwe souhaitent faire part de leur déception quant à l’invitation adressée à l’ambassadeur zimbabwéen, Gabriel Machinga, pour assister au mariage royal », célébré le 29 avril.

En ce qui concerne la violation continue des droits humains et syndicaux au Zimbabwe, le Secrétaire général de l’Internationale de l’Education (IE), Fred van Leeuwen, a également déclaré: « Nous ne pouvons permettre que les atrocités de 2008 se reproduisent et vous invitons à nous rejoindre pour envoyer un message clair au gouvernement zimbabwéen: la violence doit cesser - pour une démocratie et des droits maintenant! ».

Un article dans la dernière édition du magazine phare de l’IE, Mondes de l’Education, se fait l’écho des graves inquiétudes des enseignants dans le monde entier quant à la violence au Zimbabwe. Il cite le président du Progressive Teachers’ Union of Zimbabwe, Raymond Majongwe, qui a exprimé sa consternation suite aux rapports au sujet d’enseignants victimes et menacés d’une extrême violence depuis que le président Robert Mugabe a annoncé des élections en 2011.

L’IE appelle les organisations affiliées et les militants à se joindre à la manifestation silencieuse qui se tient tous les samedis de 14h00 à 18h00 devant l’ambassade du Zimbabwe à Londres pour protester contre les violations flagrantes des droits humains et syndicaux commises par le régime actuel au Zimbabwe.