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OIT: l’élimination du travail des enfants au cœur de la demande d’un travail décent

Publié 8 juin 2011 Mis à jour 8 juin 2011

A l’occasion de la Conférence internationale du Travail, qui se déroule cette semaine, les membres de l’Organisation internationale du Travail (OIT) se verront remettre des recommandations visant à garantir la sécurité des travailleurs/euses domestiques, ainsi que des dispositions pour lutter contre le travail domestique des enfants.

La Convention assortie d’une Recommandation sur le travail décent pour les travailleurs/euses domestiques constitue une étape importante pour garantir que les travailleurs/euses et les syndicats à travers le monde unissent leurs efforts pour mettre un terme à l’exploitation des travailleurs/euses et des enfants.

Des organisations telles que la Marche mondiale contre le travail des enfants, soutenue par l’IE, ont mis sur pied des campagnes pour soutenir cette convention et elles se montrent optimistes quant à l’accueil qui lui sera réservé à la Conférence. La Conférence de l’OIT a débuté le 1er juin à Genève.

La Secrétaire générale adjointe de l'IE, Jan Eastman, a déclaré: « Les syndicats nationaux et internationaux doivent faire preuve de fermeté dans la défense des droits humains, car les atteintes aux droits des travailleurs/euses domestiques et la problématique du travail des enfants affectent tous les secteurs de la société. Les écoles et les communautés dans leur ensemble subissent de lourdes pertes lorsque leurs enfants sont retirés de l’école pour aller travailler dans des conditions dangereuses et inadaptées à leur âge. L’adoption de cette convention pourrait faciliter la coopération internationale contre l’exploitation et les abus dans le cadre du travail domestique. »

La convention aborde divers aspects du travail domestique, tels que la migration et le trafic des travailleurs/euses. Par exemple, les recommandations soutiennent les droits des travailleurs/euses sans papiers qui, souvent, ne bénéficient d’aucune protection contre l’exploitation en raison de leur statut précaire. La convention vise également à établir des normes pour interdire le travail forcé, un phénomène devenu une réalité inquiétante pour de nombreux/euses travailleurs/euses, en particulier pour les femmes et les hommes vivant dans certains pays d’Asie, du Moyen Orient et d’Afrique. La convention se penche sur ces questions et propose d’établir des normes telles que l’âge minimum pour travailler et d’autres plans pour le développement d’une législation et de politiques dans ce domaine.

Un accord d’ensemble établissant des normes universelles permettrait de renforcer les initiatives des organisations pour garantir les droits des travailleurs/euses et des enfants, partout dans le monde.

Il est prévu que l’adoption de cette convention serve de catalyseur pour les affiliés et d’autres organisations, y compris les organisations membres de l’IE, et leur permette d’intensifier leurs efforts pour lutter contre les abus dans le travail domestique.