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Un séminaire aborde l'impact de la crise économique sur l'éducation de la petite enfance

Publié 22 février 2012 Mis à jour 6 mars 2012

Le Comité syndical européen de l’éducation (CSEE), la branche européenne de l'IE, a organisé un séminaire sur l'éducation de la petite enfance (EPE) qui a réuni plus de 50 participant(e)s représentant 25 pays européens. Il s'est tenu les 20 et 21 février à Budapest, en Hongrie et a permis d'aborder un large éventail de questions liées à l'EPE, en particulier l'impact de la crise économique sur ce secteur.

Les participant(e)s ont échangé des informations et des expériences de leurs pays respectifs et identifié les défis communs. Ils furent également invités à contribuer directement à la mise à jour et la mise en œuvre du document politique du CSEE concernant l'éducation de la petite enfance, qui sera soumis pour adoption lors de la Conférence du CSEE de 2012.

Pour ouvrir le séminaire, Nora Milotay, de la Commission européenne a parlé des politiques actuelles de l'Union européenne concernant l'EPE.

Mesures d'austérité

Dans sa présentation de la nouvelle action du CSEE et du cadre de la campagne sur la crise économique, le directeur du CSEE, Martin Rømer a fermement déclaré que « l'éducation, en ce compris le secteur de l'EPE, souffre de plus en plus des effets des mesures d'austérité répétées dans de nombreux pays d'Europe. Dans cette situation, nous devons tous faire preuve de résistance et parallèlement proposer des alternatives et des méthodes crédibles pour se sortir de la crise. »

Il a également fait remarquer que le document politique de l'IE sur l'éducation et la stratégie sur l'EPE, tous deux adoptés par le 6e Congrès mondial de l'IE en 2011, réaffirment la position de l'IE selon laquelle une éducation de qualité, incluant l'EPE, constitue un droit humain et un bien public. L'EPE doit donc être accessible à tous et spécialement aux groupes socio-économiquement désavantagés comme les Roms, les immigrant et les minorités ethniques. »

Il s'est attristé du fait que l'EPE soit l'une des cibles principales des initiatives de privatisation de l'éducation. « Même si la situation varie d'un pays à l'autre, on constante une nette montée de la tendance à inscrire les enfants dans des établissements privés d'EPE. Or, si nous voulons la rendre accessible à la majorité des enfants, elle doit être organisée dans le cadre d'un service d'éducation libre et financé publiquement. »

Privatisation dans l'EPE

Haldis Holst, Vice-présidente de l'IE a ensuite abordé les conséquences des réformes de l'éducation et de la crise sur le secteur de l'EPE, ainsi que les stratégies et les actions pour la mise en œuvre du document politique sur l'EPE.

Le Dr Mathias Urban a également présenté la dernière étude de l'IE sur la privatisation, en se concentrant sur le secteur de l'EPE. Sa présentation fut suivie d'une discussion en panel sur la privatisation de l'EPE en Europe, principalement en Islande, en Pologne et au Royaume-Uni.

Les participant(e)s se sont ensuite répartis en trois groupes de travail sur le dialogue social et la négociation collective dans l'EPE dans le contexte de la crise: salaires et conditions de travail; formation des enseignant(e)s et développement professionnel du personnel de l'EPE; égalité des genres et moyens d'attirer plus d'hommes vers l'EPE.

La deuxième journée du séminaire fut consacrée aux rapports des groupes de travail et à des discussions sur les politiques et les actions assurant l'égalité des chances pour les enfants immigrants et roms, principalement en Bulgarie et en Italie, et sur les stratégies syndicales pour organiser le secteur de l'EPE.

Pour en savoir plus sur le séminaire et lire les présentations, consultez www.csee-etuce.org.

Le plan d'action du CSEE contre la crise est disponible ici.

Pour en savoir plus sur la politique de l'IE en matière d'EPE, cliquez ici.