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Costa Rica: L'ANDE sur la bonne voie pour recevoir le statut de syndicat

Publié 15 janvier 2013 Mis à jour 25 janvier 2013

Par un projet de loi approuvé par le Parlement du Costa Rica, l'Asociación Nacional de Educadores (ANDE), un affilié de l'IE, a reçu l'autorisation de modifier son statut juridique pour passer d'« association » à « syndicat ». Cette initiative coïncide avec le 70e anniversaire de l'organisation.

L'ANDE sera désormais à même de définir son propre statut juridique, au lieu qu'il ne soit défini par la loi. Cependant, le processus global visant à réformer le statut de l'ANDE et à définir son nouveau statut juridique peut durer jusqu'à trois ou quatre mois.

Selon son Président, Alexander Ovares, l'ANDE plaidait en faveur de ce projet de loi depuis l'an dernier. « Nos efforts ont été fructueux », a-t-il déclaré.

Syndicat de facto

Après la publication du projet de loi, l'ANDE lancera une procédure afin d'obtenir l'approbation de son nouveau statut juridique par l'Assemblée nationale.

Selon M. Ovares, cette approbation lors du second débat « stimulera la plus grande organisation du pays ». Et d'ajouter: « L'ANDE a toujours fonctionné comme un syndicat de facto, et non de jure. Si notre statut de syndicat peut être reconnu par la loi, nous pouvons aujourd'hui devenir un véritable syndicat, ainsi que la plus grande force syndicale de l'ensemble du pays. »

IE: Le statut de syndicat est capital pour le bien-être des enseignant(e)s

L'IE salue ce nouveau projet de loi respectant les droits syndicaux des enseignant(e)s, a déclaré Fred van Leeuwen, Secrétaire général de l'IE.

« L'IE a été fondée sur le principe fondamental que des enseignants et autres travailleurs de l'éducation syndiqués pourraient améliorer la condition et le bien-être des enseignants et des autres travailleurs de l'éducation », a-t-il ajouté.

Regrettant que des millions d'éducateurs/trices, d'enseignant(e)s contractuel(le)s et de personnels de soutien ne jouissent toujours pas des avantages de la représentation syndicale et de la négociation collective, van Leeuwen a souligné que l'IE a toujours fermement défendu les droits fondamentaux et la dignité de chaque individu. L'histoire a prouvé que l'existence de syndicats indépendants et inclusifs, ainsi que le droit de négociation collective, constituaient deux éléments fondamentaux permettant de perpétuer ces valeurs au sein d’une société démocratique.

Les barrières systémiques imposées par les gouvernements du monde entier viennent limiter les droits syndicaux des enseignantes et enseignants et des travailleuses et travailleurs de l'éducation, a indiqué le Secrétaire général de l'IE. Il est nécessaire d'encourager la coopération entre les organisations membres aux niveaux national et international, ainsi que la coopération inter- et intra-régionale, a-t-il ajouté.