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Accorder la priorité aux enseignant(e)s pour répondre à la crise de l’apprentissage

Publié 25 avril 2014 Mis à jour 28 avril 2014

La crise mondiale de l’apprentissage représente un coût de 129 milliards de dollars pour les gouvernements à travers le monde et entraîne l’exclusion de millions d’enfants des systèmes éducatifs. Selon le Rapport mondial de suivi (RMS) 2014, soutenir les enseignant(e)s est essentiel pour remédier à ce problème.

Il ne reste qu’un an avant l’échéance fixée pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et tout porte à croire qu’ils ne pourront être atteints d’ici la date prévue, notamment l’enseignement primaire universel. Le monde assiste actuellement à ce que l’on peut désormais qualifier de « crise mondiale de l’apprentissage ».

Une crise mondiale de l’apprentissage

Plus de 57 millions d’enfants ne sont pas scolarisés. Dans les pays les plus défavorisés, il faudra compter plus d’un demi-siècle avant que les filles puissent fréquenter l’enseignement primaire. Par ailleurs, malgré les progrès accomplis aux quatre coins de la planète pour permettre à davantage de filles et de garçons d’aller à l’école, la qualité de l’enseignement laisse trop souvent à désirer et la plupart des élèves n’apprennent pas les notions qui leur sont réellement nécessaires. Les enfants en situation de handicap ou issus de minorités sont sans conteste les plus touchés.

Il s’agit là des principales questions qui occuperont les responsables politiques jusqu’en 2015, date à laquelle seront prises les décisions concernant les nouveaux objectifs pour le développement. Toutefois, les mesures qui doivent être adoptées restent floues. L’Internationale de l’Education (IE) s’est jointe à l’UNESCO pour présenter son Rapport mondial de suivi 2014, afin de garantir que le personnel enseignant demeure l’axe central des solutions proposées pour répondre à la crise de l’apprentissage.

IE: Priorité au personnel enseignant

Le rapport confirme que le personnel enseignant joue un rôle primordial dans l’amélioration des systèmes éducatifs. Manos Antoninis, Directeur du rapport, a souligné l’importance d’assurer la formation des enseignant(e)s, de les affecter là où leur présence est particulièrement souhaitable et de veiller à la poursuite de leur carrière dans la profession. Ceci permettrait d’éliminer les disparités au niveau national et entre les pays et de stimuler la croissance de leurs économies. Les conclusions de l’UNESCO reflètent la volonté de l’IE d’impliquer la communauté enseignante dans l’élaboration des politiques. Dennis Sinyolo de l'IE a demandé aux responsables politiques de collaborer plus étroitement avec les enseignant(e)s dans ce cadre. « La réponse réside dans la professionnalisation et il convient d’insister sur ce message essentiel. Nous devons faire en sorte que les enseignantes et enseignants soient au centre des priorités du programme pour le développement post-2015 », a-t-il déclaré.