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Ouzbékistan: la récolte du coton asservit enseignant(e)s et étudiant(e)s

Publié 2 octobre 2014 Mis à jour 8 octobre 2014

Une action mondiale réclame la fin du travail forcé dans les champs de coton ouzbeks. Les protestataires demandent au gouvernement d’arrêter de recourir au système d’éducation comme outil d’esclavage moderne.

La Journée nationale des enseignants était célébrée le 1er octobre en Ouzbékistan, mais de nombreuses classes étaient vides car les enseignant(e)s et dans certains cas leurs étudiant(e)s étaient envoyé(e)s aux champs pour y récolter du coton. Le gouvernement d’Ouzbékistan est le seul organisateur et bénéficiaire de ce système de travail forcé de la production du coton. C’est donc lui qui refuse l’accès à l’éducation pour tous. Le 30 septembre, le gouvernement a reçu une pétition signée par des personnes préoccupées du monde entier qui lui demandent de changer de cap. Des actions pour remettre la pétition ont été organisées au ministère ouzbek de l’Education à Tachkent et dans les ambassades ouzbèkes de cinq villes : Washington DC, Londres, Paris, Berlin et Séoul.

Les enseignant(e)s les plus durement touché(e)s

Des rapports préliminaires de la mobilisation pour la récolte de 2014 (qui a débuté le 15 septembre) indiquent que les travailleurs(euses) du secteur public, et particulièrement les enseignant(e)s et les professeurs, seront durement touché(e)s cette année. Tous les instituts d’enseignement supérieur et les universités ont été fermés afin que les professeurs et les étudiant(e)s puissent participer à la récolte du coton pendant obligatoirement 40 jours. D’autres institutions publiques sont obligées d’envoyer entre 40 et 70 pour cent de leur personnel dans les champs à tout moment.

Signez la pétition !

La pétition réclamant la fin de ce système de travail forcé par le gouvernement ouzbek a été signée par des dizaines de milliers de personnes de chaque continent. Elle a été remise au gouvernement ouzbek à chaque site d’action, où des protestataires manifestent pour que les enseignant(e)s et les étudiant(e)s ouzbeks soient dans les classes, et pas dans les champs de coton.

Vous pouvez rejoindre ce mouvement et signer la pétition ici : http://bit.ly/1Dlun7A