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Les éducateurs/trices africain(e)s apportent leur appui à la stratégie post-2015 en matière d'éducation

Publié 25 février 2015 Mis à jour 27 février 2015

Les principales parties prenantes de l'éducation africaine ont adopté une position audacieuse la semaine dernière à Kigali, au Rwanda, en s'engageant à travailler activement à la définition d'une nouvelle stratégie en matière d'éducation afin de contribuer à façonner l'avenir du continent.

La Conférence régionale subsaharienne sur l'éducation organisée par l'UNESCO du 9 au 11 février dans la capitale du Rwanda en présence des chefs de file de l'éducation, dont l'Internationale de l'Education (IE), a souligné l'importance des revendications actuelles en faveur d'une éducation de base inclusive, équitable et de qualité pour tous les enfants, garçons et filles, ainsi que l'impact de la qualité des enseignant(e)s sur les acquis d'apprentissage et la nécessité de mettre en place des politiques intégrées relatives aux enseignant(e)s et des cadres globaux de qualifications des enseignant(e)s.

L'IE se fait le porte-parole des principales préoccupations des enseignant(e)s

Dennis Sinyolo, Coordinateur senior de l'IE, a vivement prôné la professionnalisation des enseignant(e)s et de l'enseignement à travers le recrutement d'enseignant(e)s qualifié(e)s et formé(e)s dans l'ensemble du continent; l'amélioration des salaires et des conditions de service des éducateurs/trices et des systèmes adaptés de soutien destinés aux enseignant(e)s et directeurs/trices d'établissement.

Exprimant la position de l'IE dans le cadre d’un groupe de discussion sur l'éducation au service du développement durable et l'éducation à la citoyenneté mondiale, Sinyolo a défendu une vision humaniste de l'éducation, promouvant l'esprit Ubuntu (philosophie sud-africaine reposant sur les valeurs, l'éthique et les attitudes positives).

« Nous devrions promouvoir auprès de nos jeunes les trois grandes dimensions du respect », a-t-il souligné. « Le respect de soi, le respect d'autrui et le respect de la planète ». Il a ensuite indiqué que l'obsession actuelle de nombreux gouvernements et d'acteurs internationaux envers les tests nuisait à l'éducation au service du développement durable et à l'éducation à la citoyenneté mondiale.

Les membres de l'importante délégation de l'IE ont pris la parole tout au long de la conférence et ont été en communication avec leurs ministres de l'Education respectifs.

Dix membres de la délégation, dont Marième Sakho Dansokho qui représente l'IE au sein du Conseil d'administration du Partenariat mondial pour l'éducation (GPE), a rencontré la Présidente du Conseil d'administration Julia Gillard afin d'aborder le rôle essentiel des enseignant(e)s dans la mise en place d'une éducation de qualité pour tous, ainsi que la nécessité pour le GPE de garantir que les problématiques des enseignant(e)s restent une priorité et que les enseignant(e)s et leurs syndicats participent à l'élaboration de la politique éducative par le biais des groupes d'éducation locaux.

Atelier sur la stratégie pour l'après 2015

Les représentant(e)s d'organisations d'enseignants affiliées à l'IE de 10 pays africains ont également pris part, avant la conférence, à un atelier sur l'élaboration de la stratégie de plaidoyer, visant à faciliter la participation stratégique des enseignant(e)s et de leurs organisations au processus lié à l'après 2015.

A cette occasion, les participant(e)s de l'atelier ont élaboré des projets de plans d'action en matière de plaidoyer afin de guider leur engagement avec leurs gouvernements au cours de la période précédant l'adoption du nouveau programme mondial de développement prévue en septembre à l'occasion de l'Assemblée générale de l'ONU.