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L’IE insiste sur l’éducation gratuite lors du sommet des Nations Unies sur le financement du développement

Publié 15 juillet 2015 Mis à jour 20 juillet 2015

L’évènement parallèle organisé à Addis-Abeba, qui a réuni l’UNESCO et les gouvernements d’Ethiopie, de Norvège et de République de Corée autour de l’investissement dans l’éducation, fut pour l’Internationale de l’Education l’occasion idéale de défendre l’éducation publique gratuite.

Lorsque les gouvernements d’Ethiopie, de Norvège et de République de Corée ont rejoint l’UNESCO afin de discuter de L’investissement en faveur de l’éducationà l’occasion de la Conférence sur le financement du développement, organisée à Addis Abeba le 14 juillet dernier, un thème important était absent des débats: l’éducation gratuite.

L’événement parallèle a été organisé sur la base des conclusions du Forum mondial sur l’éducation, qui s’est tenu à Incheon, en République de Corée, en mai dernier, et du Sommet « L’éducation pour le développement », qui s’est déroulé dans le courant du mois à Oslo, en Norvège.

« L’éducation est le vecteur de changement le plus important de notre société. Nous devons placer l’éducation au cœur du nouveau développement durable, qu’il s’agisse d’égalité des genres ou de compétences », a déclaré Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO, qui a salué Ban Ki-Moon, Secrétaire général des Nations Unies, pour avoir élevé l’éducation au rang de priorité.

Bien qu’il ait été reconnu que l’éducation ne constituait qu’un point mineur parmi d’autres dans le nouveau programme de développement il y a deux ans, l’Internationale de l’Education (IE) s’est inquiétée de ne pas voir l’éducation publique gratuite recevoir l’attention qu’elle méritait. Au regard de la priorité accordée à l’éducation gratuite, Bokova a de nouveau affirmé que « l’éducation est un bien public » et que la « déclaration d’Incheon étend l’éducation gratuite à l’enseignement secondaire ». Elle n’a toutefois pas donné davantage de détails.

Julia Gillard, présidente du Conseil d’administration du Partenariat mondial pour l’éducation, s’est également exprimée sur le sujet en soulignant que bien plus d’actions devaient être entreprises en vue d’assurer un financement adéquat de l’éducation, notamment par le biais de meilleurs partenariats dans le domaine du plaidoyer, car « l’éducation est plus importante que jamais ».

Les ministres représentant les trois pays ont mis en lumière l’importance de l’éducation pour le développement et ont tous fait écho aux propos de Gillard en affirmant que le moment était venu d’investir dans l’éducation.

« Nous devons augmenter nos investissements », a déclaré Borge Brende, Ministre norvégien des Affaires étrangères. Et d’ajouter: « la formation se révèle capitale. Il semble évident que si les enseignantes et enseignants ne sont pas formés, les enfants n’apprendront pas non plus ! L’accès à une éducation de qualité est un droit humain fondamental ».

« L’investissement dans l’éducation des filles apparaît également primordial. Nous devons nous concentrer sur l’enseignement et la formation professionnels, ainsi que sur les compétences du XXIe siècle », a expliqué Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Ministre éthiopien des Affaires étrangères.

Le Ministre des Affaires étrangères de République de Corée a quant à lui déclaré que son pays était pris d’une « fièvre éducative » et que les « enseignantes et enseignants étaient désireux d’enseigner », l’enseignement étant devenu la profession la plus prisée du pays.

Brende a également souligné que la conférence avait donné naissance à une feuille de route concrète sur le financement des Objectifs de développement durable et qu’il espérait que les différents pays parviendraient à un consensus.