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Australie: Le personnel de soutien reconnu comme vital pour une éducation de qualité

Publié 17 août 2016 Mis à jour 7 septembre 2016

Du 15 au 19 août, les syndicats d'enseignants australiens vont mettre à l’honneur leur appréciation du personnel de soutien et reconnaître que, bien que les écoles ne puissent pas fonctionner sans personnel d’encadrement, très souvent, celui-ci n’a pas droit à la reconnaissance professionnelle qu’il mérite.

Durant la Semaine nationale du personnel de soutien, des membres de l’ Australian Education Union(AEU) reconnaîtront le travail qu’accomplit le personnel de soutien et leur importance pour la santé à long terme du système scolaire national. L’AEU réaffirmera également son engagement envers la lutte pour les droits du personnel de soutien.

Travail en coulisses

« En tant qu’enseignante, je sais que sans leur travail en coulisses et dans la salle de classe, les élèves ne posséderaient pas les bases dont ils ont besoin pour exprimer tout leur potentiel », a déclaré Correna Haythorpe, la Présidente fédérale de l’AEU. Elle a par ailleurs ajouté que la Semaine du personnel de soutien était l’occasion de reconnaître la contribution apportée aux établissements scolaires par des milliers de personnes, des bibliothécaires aux assistant(e)s des enseignant(e)s en passant par les technicien(ne)s de laboratoire.

« Une bonne école travaille en équipe et un bon personnel de soutien en est un élément crucial », a-t-elle précisé. L’AEU continuera à faire pression pour que le personnel de soutien soit mieux traité et pour faire en sorte que sa contribution aux écoles soit reconnue par l’intermédiaire d’une rémunération et de conditions de travail décentes et d’une sécurité d’emploi.

Insécurité d’emploi

« Développer les possibilités d’emploi permanent pour le personnel de soutien lui sera bénéfique et permettra à notre système scolaire de retenir le personnel sur la durée », a déclaré Haythorpe. « Cependant, en dépit de certaines avancées obtenues par les sections de l’AEU ces dernières années, la probabilité que le personnel de soutien bénéficie de contrats d’emploi à temps plein est toujours moins élevée que pour d’autres catégories de personnel et il souffre de l’insécurité liée à cette situation. Les membres du personnel de soutien éprouvent donc davantage de difficultés à planifier l’avenir, à payer des crédits hypothécaires ou un loyer lorsqu’ils sont sans emploi et un grand nombre d’entre eux ne profitent pas du congé parental », a-t-elle expliqué.