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Allemagne: les propositions d’un Etat sur les droits d’inscription et l’administration scolaire inquiètent les syndicats

Publié 10 janvier 2017 Mis à jour 12 janvier 2017

Le GEW, affilié allemand de l'Internationale de l'Education, a vivement critiqué les projets d’un état du Sud-Ouest quant à l’introduction de droits d’inscription pour les études et met en garde contre une érosion de la participation des personnels de l’éducation dans le processus décisionnel.

La branche Bade-Wurtemberg du Gewerkschaft Erziehung und Wissenschaft(GEW) appelle à un rallye le 13 janvier en signe de protestation contre la proposition de l’état à introduire certains types de droits d’inscription. La Ministre des Sciences Theresia Bauer envisage des droits d’inscription pour les étudiant(e)s internationaux/ales qui ajoutent un élément à leurs qualifications initiales, par exemple, pour un(e) étudiant(e) en possession d’un Master en sociologie qui voudrait étudier le droit. Le syndicat a également demandé aux éducateurs/trices, aux parents et aux citoyen(ne)s concerné(e)s de commenter le projet de loi par le biais du portail de participation du gouvernement et de soutenir une pétition en ligne contre cette proposition.

Prise de décision

Le GEW est également d’avis que le processus décisionnel dans les institutions de l’enseignement supérieur est lui aussi menacé en raison d’une décision de la Cour constitutionnelle du Bade-Wurtemberg du 26 novembre 2016. D’une part, la Cour critique les pouvoirs élargis des organes de gouvernance (rectorats, bureaux des doyens) dans le cadre de l’auto-administration par les institutions collégiales élues. D’autre part, elle déclare que les groupes de conférenciers/ères des universités ne doivent pas nécessairement être d’accord avec les représentant(e)s des autres groupes pour prendre certaines décisions. Le verdict constitutionnel pourrait avoir des conséquences au-delà du Bade-Wurtemberg car une plainte constitutionnelle est également en attente à la Cour constitutionnelle fédérale concernant la législation de cet état sur l’enseignement supérieur.

Collaboration

« Le GEW s’engage véritablement pour une collaboration plus large sur la prise de décision et la participation, non seulement des conférenciers dans les universités, mais aussi des personnels des domaines scientifique et technologique, des administrateurs et des étudiants », a déclaré Marlis Tepe, Vice-Présidente pour l’Europe. Son syndicat demande également la participation des assistant(e)s scientifiques, des personnels enseignant(e)s et des étudiant(e)s en doctorat sans relation d’emploi dans l’auto-administration de l’université.