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Iran : Arrêtez l’exécution de l’universitaire iranien Ahmadreza Djalali !

Publié 25 novembre 2020 Mis à jour 30 novembre 2020

L’Internationale de l’Éducation a de nouveau exprimé ses plus vives inquiétudes concernant la condamnation à mort du Dr Ahmadreza Djalali, médecin, conférencier et chercheur en médecine d’urgence irano-suédois. Selon Amnesty International, il a été transféré à l’isolement dans la prison d’Evin et les autorités lui ont annoncé que son exécution était imminente.

Le Dr Djalali a été arrêté le 25 avril 2016 sans mandat par des agents du ministère du renseignement et a été soumis à la torture pour lui faire « avouer » qu’il était un espion. Il a été reconnu coupable de fausses accusations de « propagation de la corruption sur terre » et condamné à mort à l’issue d’un procès inéquitable devant la branche 15 du tribunal révolutionnaire de Téhéran, où ses droits les plus fondamentaux à la défense ont tout simplement été ignorés.

Le Dr Djalali est détenu à la prison d’Evin depuis son arrestation. Alors que son état de santé se détériore gravement en raison de ses conditions de détention, il se voit presque systématiquement refuser l’accès à des soins de santé adéquats. Pour l’Internationale de l’Éducation, ce traitement viole l’interdiction absolue des traitements cruels, inhumains ou dégradants en vertu du droit international.

L’Internationale de l’Éducation et la communauté mondiale des éducateur·trice·s ont exigé l’intervention immédiate de l’Ayatollah Sayed Ali Khamenei en faveur du Dr Ahmadreza Djalali et ont exhorté les autorités iraniennes à :

  • Annuler la condamnation à mort du Dr Ahmadreza Djalali et le libérer immédiatement et sans condition ;
  • S’assurer qu’il a accès à un professionnel de la santé qualifié qui peut lui fournir les soins de santé dont il a besoin ;
  • Veiller à ce qu’il ait un accès régulier à un avocat de son choix et à sa famille, y compris des facilités pour communiquer avec les personnes vivant à l’étranger ; et
  • Veiller à ce qu’une enquête indépendante et efficace soit menée sur ses allégations de torture et sur les « aveux » obtenus sous la contrainte.

En attendant, l’Internationale de l’Éducation continuera à suivre de près la situation des droits humains et syndicaux des enseignant·e·s et des universitaires en Iran.

Vous pouvez lire l’article d’Amnesty International sur le Dr Djalali ici.