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Solidarité avec le peuple d'Iran

Publié 9 février 2026 Mis à jour 9 février 2026

Alors que le peuple iranien continue de se soulever contre un régime oppressif et fait face à une répression d'une extrême violence, les enseignant·e·s et les syndicalistes du pays appellent à la solidarité internationale.

Suivez ci-dessous les dernières informations en provenance de la communauté syndicale iranienne de l'éducation !

Projet 'Bancs vides' : « Dans aucun endroit au monde, on ne répond au « slogan » d'un·e étudiant·e par une balle. »

Mohammad Habibi, porte-parole du Conseil de coordination des associations syndicales d'enseignants iraniens (CCITTA), a annoncé que le nombre d'étudiant·e·s tué·e·s lors des récentes manifestations avait dépassé « 160 personnes ».

Dans un message publié sur X (anciennement Twitter), il a écrit : « Ce chiffre signifie qu'à ce jour, au moins cinq classes entières ont été massacrées. Dans aucun endroit au monde, on ne répond au 'slogan' d'un·e étudiant·e par une balle. »

Dans le cadre d'un projet intitulé « Bancs vides », le porte-parole a publié les noms de 150 étudiant·e·s (recensé·e·s en date du 3 février) qui ont été tué·e·s lors des violentes répressions menées par les autorités de la République islamique en janvier.

Le Conseil déclare avoir publié les noms et les photos de ces enfants sur la base de rapports provenant de réseaux fiables et de sources crédibles, et continue de mettre à jour la liste à mesure que de nouvelles informations sont disponibles.

L'Internationale de l'Éducation se joint à un appel au Conseil des droits de l'homme des Nations unies concernant l'Iran

En janvier, l'IE s'est associée à 63 autres organisations de la société civile pour exhorter le Conseil des droits de l'homme des Nations unies (CDH) à convoquer une session extraordinaire sur les atrocités commises contre les protestataires en Iran.

L'appel conjoint demande également au CDH de renouveler les mandats de la Mission d'établissement des faits sur l'Iran (FFMI) et du Rapporteur spécial sur les droits de l'homme en Iran, et de charger la FFMI de produire un rapport d'enquête complet.

L'IE et son affilié iranien, le CCITTA, ont déjà fourni à la FFMI un dossier complet sur les enseignant·e·s et les étudiant·e·s victimes des événements des 8 et 9 janvier 2026.

Au moins 152 enfants et 9 enseignant·e·s tué·e·s

La coupure généralisée d'Internet et le black-out sur les communications empêchent de dresser un bilan complet des massacres de civils qui ont eu lieu en Iran les 8 et 9 janvier. Il est toutefois confirmé qu'au moins 152 enfants et neuf enseignants, dont deux femmes enseignantes, ont perdu la vie.

Des centaines d'enfants et au moins treize militants syndicaux de l'éducation sont toujours détenus, dont Abdullah Rezaei, membre du conseil d'administration du CCITTA et secrétaire général du syndicat des enseignants de Harsin, dans la province de Kermanshah. Les militants syndicaux arrêtés sont victimes de tortures, contraints de faire des aveux forcés et jugés sans pouvoir bénéficier de l'assistance d'un avocat.

30 janvier | Mise à jour sur la répression visant les syndicalistes de l'éducation

Le CCITTA a partagé une liste de syndicalistes et activistes de l'éducation victimes de la répression du régime iranien.

Syndicalistes et activistes de l'éducation qui ont perdu la vie:

  • Alireza Ansari-Far – enseignant, Marlik
  • Amir Sattari Rad – enseignant
  • Bahram Akhlaghi – enseignant
  • Fatemeh Poursadeghi – enseignante
  • Kamran Akbari – enseignant, Eslamabad-e Gharb
  • Karamali Alaei – enseignant à la retraite, Khomeini Shahr
  • Mandana Golestani Nejad – enseignante
  • Parsa Abbaspour – enseignant stagiaire, Farhangian University
  • Reza Karimi-Far – enseignant à la retraite, Chalus

Syndicalistes et activistes de l'éducation emprisonnés:

  • Abdollah Rezaei – membre du conseil d'administration du CCITTA et secrétaire général du syndicat des enseignants de Harsin – arrêté le 8 janvier
  • Hossein Ramazanpour – enseignant militant, Khorassan septentrional – arrêté le 9 janvier
  • Reza Moslemi – enseignant militant, Hamedan – arrêté le 9 janvier
  • Ahmad Alizadeh – enseignant militant, Abdanan, Ilam – arrêté le 28 janvier
  • Arman Shapouri – enseignant, Izeh – arrêté le 1er janvier
  • Shervin Hamideh – enseignant, Karaj – arrêté le 2 janvier
  • Jalil Shirdel – enseignant à la retraite, Babol – arrêté le 4 janvier
  • Esmaeil Khodayari – enseignant, Qazvin – arrêté le 4 janvier
  • Kiumars Vaezi – enseignant à la retraite, Sonqor – arrêté le 5 janvier
  • Mohsen Shabani – professeur de physique et photographe, Qazvin – arrêté le 9 janvier
  • Mehdi Nazari – enseignant, Nourabad-e Delfan
  • Arash Nikkhoo – enseignant, Illam
  • Ali Imani Motlagh – enseignant, Lorestan – arrêté le 28 janvier

19 janvier | Libération de Shokrolah Ahmadi

Shokrolah Ahmadi, l'un des deux membres du CCITTA arrêtés la semaine dernière, a été libéré lundi 19 janvier.

14 janvier | Répression visant les syndicalistes de l'éducation

Le Conseil de coordination des associations syndicales d'enseignants iraniens (CCITTA), organisation membre de l'IE, a annoncé que deux de ses membres avaient été arrêtés et placés en détention:

  • Abdulah Rezaei, membre du conseil d'administration du CCITTA et secrétaire général de l'Association syndicale des enseignants de Harsin, dans la province de Kermanshah, et
  • Shokrolah Ahmadi, inspecteur du CCITTA et membre du conseil d'administration de l'Association syndicale des enseignants de la province de Fars.

L'Internationale de l'Éducation demande leur libération immédiate !

14 janvier | Regardez le témoignage de Shiva Amelirad, directrice des affaires internationales du CCITTA

13 janvier | Déclaration de l'Internationale de l'Éducation

Cliquez ici pour lire la déclaration de l'Internationale de l'Éducation appelant à la fin des répressions violentes et à la protection des communautés éducatives en Iran.

L'histoire d'Esmail Abdi | Emprisonné plusieurs années pour avoir défendu les droits des enseignant·e·s

Depuis des années, les syndicats de l'éducation du monde entier défendent les droits et la liberté de nos collègues en Iran.

Dans cette vidéo, Esmail Abdi s'exprime directement. Enseignant et dirigeant syndical, Esmail a passé plusieurs années en prison pour avoir défendu avec conviction l'éducation, les droits des enseignant·e·s et des élèves en Iran.

Arrêté alors qu'il se rendait au Congrès mondial de l'Internationale de l'Éducation, Esmail a finalement été libéré grâce au plaidoyer et à la solidarité sans faille de ses collègues du monde entier.