Les droits des travailleurs et travailleuses LGBTI au cœur de la démocratie
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Alors que l’Internationale de l’Éducation (IE) poursuit son travail de défense et de promotion de la démocratie, nous ne devons pas oublier que le combat pour les droits des personnes LGBTI est indissociable de la lutte plus large en faveur de la démocratie. Celui-ci ne peut aboutir sans la protection pleine et entière des droits humains universels pour l’ensemble des travailleurs et travailleuses, sans exception.
Cette année, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie le 17 mai (liens en anglais), le comité LGBTI du Conseil des Global Unions (CGU) revient, dans sa déclaration annuelle, sur ce qui réside « au cœur de la démocratie ». Fondés sur la solidarité, les syndicats jouent un rôle déterminant dans la protection des droits des travailleurs et travailleuses qui subissent des discriminations en raison de leur orientation sexuelle, de leur identité ou de leur expression de genre et de leurs caractéristiques sexuelles.
Le CGU représente plus de 207 millions de travailleurs et travailleuses dans 163 pays du monde entier. Son comité LGBTI rassemble des membres de chacun des syndicats mondiaux, y compris des représentantes et représentants des organisations adhérentes. Sur notre site Internet, LGBTIworkers.org, nous publions des informations concernant les projets menés par le comité ou par les syndicats mondiaux et leurs organisations membres aux niveaux national, régional et international.
En tant que syndicaliste queer travaillant dans le secteur de l’hôtellerie depuis de nombreuses années, je comprends parfaitement l’importance de ces actions et j’ai conscience de l’impact que nous pouvons avoir en contribuant à l’autonomisation des travailleuses et travailleurs LGBTI et en augmentant nos effectifs avec l’aide des syndicats. Eduquer le plus grand nombre aux droits des personnes LGBTI et aux droits syndicaux est primordial, qu’il s’agisse des étudiants et étudiantes, des membres ou des responsables de syndicats, ou même des travailleurs et travailleuses. Il est essentiel d’établir ce lien important afin de montrer où ces deux domaines se recoupent, non seulement aux syndicats, mais aussi directement aux travailleurs et travailleuses LGBTI. Les personne LGBTI ont toujours été présentes dans le monde du travail, mais pas toujours visibles. Pour le dire simplement : les droits des personnes LGBTI sont des droits des travailleurs et travailleuses car les personnes LGBTI travaillent et sont membres de nos syndicats, et souvent elles font face à des obstacles particuliers sur le lieu de travail en raison de cela.
Cette année, nous renforcerons nos projets existants, notamment la formation à la Convention no 190 de l’OIT, qui reconnaît le droit de chacun et chacune à un monde du travail exempt de violence et de harcèlement (y compris de violence fondée sur le genre). Ce texte nous donne les outils pour combattre la violence et le harcèlement envers les personnels LGBTI. Nous poursuivrons également notre série de webinaires, qui permet de rendre ce travail accessible à toutes et tous en invitant les travailleurs et travailleuses du monde entier à écouter les interventions de spécialistes et à discuter des actions des syndicats mondiaux visant à lutter contre les offensives lancées contre la communauté LGBTI. Enfin, nous continuerons de publier nos déclarations annuelles à l’occasion de la Journée mondiale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie le 17 mai et de la Journée du souvenir trans le 20 novembre.
Parmi nos nouveaux projets, nous pouvons citer notre formation sur la manière de soutenir la communauté transgenre. À l’heure où l’extrême droite utilise une rhétorique transphobe pour déstabiliser les démocraties, il est de notre responsabilité en tant que syndicalistes de nous unir et de nous opposer aux attaques commises contre chaque travailleur et chaque travailleuse opprimé·e. Nous savons qu’une atteinte à l’un ou l’une d’entre nous est une atteinte à toutes et tous. Si nous ne défendons pas les travailleurs et travailleuses les plus vulnérables, nous devenons toutes et tous vulnérables. Nous cherchons à inclure davantage les voix des personnels transgenres et non-binaires dans nos projets, fin de nous assurer que nous défendons les intérêts de chacune des lettres de la communauté LGBTI+.
Engagé en faveur de l’amélioration des droits des travailleurs et travailleuses LGBTI du monde entier, le comité LGBTI du CGU rassemble des membres de toutes les fédérations syndicales mondiales et les invite à faire part de leurs difficultés et de leurs victoires. En renforçant l'inclusion, en se mobilisant collectivement, en célébrant la diversité et en menant des actions de plaidoyer, les syndicats ne font pas que protéger les travailleurs et travailleuses vulnérables. Ils consolident également les valeurs démocratiques et résistent à l’autoritarisme et aux tentatives des mouvements réactionnaires d’opprimer les groupes minoritaires. Les syndicats de l’éducation jouent un rôle prépondérant dans la lutte pour les droits des personnes LGBTI et pour une instruction de qualité pour toutes et tous. En ces temps critiques, nous comptons sur le soutien des fédérations syndicales mondiales pour poursuivre nos activités et, à ce titre, l’appui de l’Internationale de l’Éducation s'est révélé inestimable pour ce comité.
Alors que l’Internationale de l’Éducation reste déterminée à promouvoir l’équité dans la société, à défendre la justice sociale et à lutter contre toutes les formes de discrimination, nous en appelons à la solidarité de l’ensemble de ses membres et les invitons à se joindre à nous et à s’impliquer dans notre travail. En tant que membre de la communauté LGBTI+ ou en tant qu’allié·e, votre soutien est toujours le bienvenu et plus nécessaire que jamais.
Le contenu et les avis exprimés dans ce blog sont ceux de son auteur et ne reflètent pas nécessairement la position officielle de l’Internationale de l’Education.