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L’Internationale de l’Éducation se fait écho de la voix des enseignants et enseignantes à la Conférence internationale du Travail

Publié 29 mai 2026 Mis à jour 4 juin 2026

L’Internationale de l’Éducation (IE) présente une délégation diversifiée de 17 représentantes et représentants à la 114e Conférence internationale du Travail (CIT), qui se tient du 1er au 12 juin 2026 à Genève. À l’image du rayonnement international de l’organisation, la délégation sera composée de membres issu·e·s de toutes les régions du monde et dirigée par son Secrétaire général, David Edwards, qui devrait rencontrer le Directeur général de l’OIT, Gilbert F. Houngbo.

La CIT est la réunion annuelle de l’Organisation internationale du Travail, qui se tient à Genève sous les auspices des Nations Unies. Elle rassemble des représentant·e·s des gouvernements, ainsi que des organisations de travailleurs et travailleuses et d’employeurs du monde entier. En tant qu’organe décisionnel suprême de l’OIT, la Conférence est le lieu où les priorités mondiales en matière de travail sont débattues, où les normes internationales du travail sont adoptées et où leur mise en œuvre est supervisée.

En plus de mener la délégation de l’IE, David Edwards préside également le Conseil des Global Unions (CGU), une plateforme de plaidoyer essentielle qui réunit les fédérations syndicales internationales.

Au cours de la Conférence, l’IE suivra de près les travaux de la Commission de l’application des normes (CAS), pierre angulaire du système de supervision de l’OIT. Comme chaque année, la CAS se penchera sur la mise en œuvre des normes du travail et examinera des cas particuliers de violation des droits syndicaux dans certains pays. L’IE participera de manière active aux discussions, en particulier lorsque les questions de droits syndicaux, de conditions de travail et de normes fondamentales du travail dans le secteur de l’éducation seront en jeu.

Au moment de s’adresser à la plénière, l’IE saluera le rapport du Directeur général de l’OIT intitulé : Mettre l’intelligence artificielle au service du travail décent, tout en soulignant avec force un oubli essentiel : la reconnaissance insuffisante de la profession enseignante. Il ne peut y avoir d’éducation de qualité sans personnel enseignant qualifié, soutenu et reconnu à sa juste valeur. Toute vision de l’avenir du travail qui marginalise les enseignants et enseignantes méconnaît foncièrement les fondements de sociétés durables et inclusives. La force, le but et le pouvoir transformateur de l’éducation émanent de la relation humaine entre enseignant·e·s et apprenant·e·s – une dimension essentielle qu’aucun développement technologique ne peut remplacer ou reproduire.

L’IE prendra également la parole lors de la discussion générale sur le travail décent pour la paix et la résilience, en insistant particulièrement sur les conditions du personnel enseignant en Iran, au terme d’une nouvelle année scolaire perturbée. Cette intervention mettra en lumière le rôle crucial des enseignants et enseignantes dans le maintien de la cohésion sociale et des valeurs démocratiques, ainsi que les graves difficultés qui se posent dans des contextes marqués par la guerre et la répression.

Enfin, la délégation de l’IE suivra également les délibérations de la Commission chargée de la discussion récurrente sur le dialogue social et le tripartisme ainsi que les discussions normatives sur le travail décent dans l’économie des plateformes, qui ont toutes deux des implications significatives pour le personnel éducatif et le monde du travail en général.