Ei-iE

France: EI shows support for strike by Higher Education and Research personnel

published 10 February 2009 updated 10 February 2009

EI has issued a statement of support for its member organisations in France representing higher education and research personnel, who are on a full-day strike today to protest the lack of consultation, mass dismissals and budgetary cuts the current government has inflicted on the sector.

"Choosing to reduce the quality of education for short-term budgetary reasons is a policy that will not lead to any satisfactory results. Particularly in the context of the European Union, where higher education and research of good quality which ensures equity of access is widely recognised as crucial for the future of a country," wrote EI.

EI has eight member organisations in France that represents personnel in the higher education and reserach sector, and they are all committed to ensuring that the higher education and research sector in France is not destroyed by short-sighted, unilateral political decisions.

"The Education Ministry has to hold real, sincere negotiations with the trade union organisations," wrote the Syndicat national de l'enseignement supérieur (SNES-SUP) and the Fédération des syndicats généraux de l'Éducation nationale et de la Recherche publique (Sgen-CFDT) on their website.

Another EI member organisation, the UNSA-Education, states that "the government has to reinstate the workers who were dismissed due to budgetary cuts and re-evaluate the principle of full, unchecked authority of university presidents."

A national demonstration is being held in Paris 10 February, supported by higher education personnel and students from across the country.

EI General Secretary Fred van Leeuwen strongly urges the French government to consider the unions' requests: "For any education reform to take place, it must be the result of real negotiations with the education workers and their unions. For any reform of the higher education and research sector to succeed, it must put into practise the terms of the 1997 UNESCO Recommendation on the Status of Higher Education Personnel."

Below is the full text of EI's statement of support in French.

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DECLARATION DE SOUTIEN AUX SYNDICATS FRANÇAIS DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

L’Internationale de l’Education exprime son soutien à ses organisations membres organisant les personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche en France qui défendent un engagement ferme des pouvoirs publics pour un système éducatif moderne de haute qualité et accessible à tous et toutes.

L’IE déplore les suppressions d’emploi qui conduisent à un désengagement de l’Etat. Choisir de diminuer la qualité de l'éducation pour des raisons budgétaires à court terme est une politique qui ne peut mener à aucun résultat satisfaisant, en particulier dans le contexte européen dans lequel un enseignement supérieur et une recherche de haute qualité sont largement reconnus comme priorité pour l’avenir d’un pays. Les réductions budgétaires et les suppressions de postes porteraient un sévère coup aux conditions de travail des enseignants, ainsi qu’à l'attrait et l'efficacité des universités françaises.

L’IE rappelle que l'enseignement supérieur et la recherche constituent un bien public essentiel au développement social, culturel et économique des communautés, des nations et des régions et que, par conséquent, il incombe aux États de garantir un financement adéquat des institutions d'enseignement supérieur et de recherche.

L’IE demande le respect de l'exercice des libertés académiques ce qui englobe la liberté d'enseignement et de discussion en dehors de toute contrainte doctrinale, la liberté d'effectuer des recherches et d'en diffuser et publier les résultats, le droit pour les personnels d'exprimer librement leur opinion sur l'établissement ou le système au sein duquel ils travaillent, le droit de ne pas être soumis à la censure institutionnelle, celui de participer librement aux activités d'organisations professionnelles ou d'organisations académiques représentatives, ainsi que la liberté de mouvement.

L’IE demande également que toute réforme du système éducatif fasse préalablement l’objet d’une réelle négociation avec les personnels par le biais de leurs organisations représentatives. L’engagement de l’Etat à mener un véritable dialogue social avec tous les acteurs est une condition pour instaurer un environnement propice à toute réforme.

L’IE suggère enfin que toute réforme envisagée prenne en compte une mise en oeuvre complète de la Recommandation de 1997 de l'UNESCO sur la condition des personnels enseignants de l'enseignement supérieur.

L’IE assure ses organisations membres en France représentant les personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche, FERC-CGT, FNEC.FP-FO, SGEN-CFDT, SNCS, SNEP-FSU, SNES-FSU, SNESUP-FSU et UNSA-Education*, de son soutien et de sa solidarité.

* L’Internationale de l’Education est une fédération syndicale mondiale qui représente plus de 30 millions d’enseignants et enseignantes par le biais de 401 organisations dans 172 pays, dont la Fédération Formation et Enseignement Privés (FEP-CFDT), la Fédération CGT de l’Education, de la Recherche et de la Culture (FERC-CGT), la Fédération Nationale de l'Enseignement, de la Culture et de la Formation Professionnelle Force Ouvrière (FNEC.FP-FO), la Fédération des Syndicats Généraux de l'Education Nationale et de la Recherche (SGEN-CFDT), le Syndicat National des Chercheurs Scientifiques (SNCS), le Syndicat National de l'Education Physique (SNEP-FSU), le Syndicat National des Enseignements de Second Degré (SNES-FSU), le Syndicat National de l’Enseignement Supérieur (SNESUP-FSU), le Syndicat National de l'Enseignement Technique (SNETAA), le Syndicat National de l'Enseignement Technique Agricole Public (SNETAP-FSU), le Syndicat National Unitaire des instituteurs, professeurs des écoles et PEGC (SNUipp-FSU) et l’UNSA-Education en France.

10 février 2009