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Les affiliés francophones rappellent que l’éducation est un remède à la crise économique

Publié 23 septembre 2010 Mis à jour 23 septembre 2010

Plus de 35 participants d’Afrique, d’Europe et du Moyen Orient ont fait le bilan du développement de l’éducation dans l’espace francophone lors de la rencontre biennale du Comité Syndical Francophone de l’Education et de la Formation (CSFEF) qui regroupe les organisations de l’IE dans les pays ayant la langue française en partage.

Cette rencontre, tenue les 20 et 21 septembre à Fribourg, en Suisse, à l’invitation du Syndicat des Enseignants Romands (SER), leur a aussi permis de tracer quelques perspectives dans un contexte marqué par l’impact de la crise économique et de nombreuses mesures d’austérité.

Dans une Déclaration finale qui sera soumise aux chefs d’Etats de la Francophonie qui se réuniront à Montreux, Suisse, en octobre prochain, les participants ont rappelé qu’une éducation publique de qualité était indispensable pour répondre aux besoins sociaux et économiques des pays.

Ils ont donc appelé les dirigeants réunis au XIIIème Sommet de la francophonie « à mobiliser l’Organisation Internationale de la Francophonie sur l’éducation publique afin qu’elle soit le fer de lance de l’innovation en éducation et de la diversité linguistique ».

Rappelant que l’éducation et la formation relèvent de la responsabilité des Etats et ne peuvent donc pas être considérées comme des marchandises ils ont exhorté les responsables gouvernementaux à

- fixer le niveau des budgets consacrés à l’éducation dans chaque pays à au moins 6 % du PIB;

- atteindre pour les pays de l’OCDE le seuil minimum de 0,7 % du PIB consacré à l’aide publique au développement afin d’investir les 16 milliards de dollars supplémentaires nécessaires à financer les objectifs de l’éducation pour tous fixés par l’UNESCO;

- soutenir la mise en place d’une taxe sur les transactions financières.

Les participants ont également insisté sur l’importance à accorder au recrutement, à la formation et aux conditions de travail et de rémunération des personnels enseignants

Le CSFEF a également rappelé aux Etats « de respecter leurs engagements internationaux en termes de dialogue social, de droits et de libertés syndicales. Il demande que les Etats se dotent d’un cadre de concertation sur l’éducation et sur la situation des personnels dans le respect des conventions 87 et 98 de l’OIT et des recommandations OIT/UNESCO sur la condition des personnels enseignants. »

La déclaration intégrale est disponible sur http://www.csfef.org.