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La Présidente de l’IE exhorte la Corée du Sud au respect des droits de base des enseignants

Publié 17 novembre 2010 Mis à jour 17 novembre 2010

La Présidente de l’IE, Susan Hopgood, a assisté au Sommet de l’Alliance syndicale mondiale aux réunions du G20 à Séoul, en Corée du Sud, et elle y a rencontré les affiliés nationaux de l’IE.

Hopgood a abordé les raisons de sa visite en Corée du Sud : « Pour l’IE en particulier, il est important que la déclaration du G20 reconnaisse que l’éducation et la formation sont tout à fait à la base de la reprise, et que les gouvernements doivent investir dans ces domaines. Les gouvernements doivent faire en sorte que tout le monde ait accès à l’éducation. En outre, nous voulons attirer l’attention sur les violations des droits humains et syndicaux ici, en Corée du Sud. »

Le 11 novembre, Hopgood, accompagnée du Président du Comité régional d’Asie-Pacifique, Nakamura Yuzuru, et du coordinateur régional principal de l’IE, Aloysius Mathews, ont visité le siège central du Korean Teachers and Education Workers’ Union (KTU) afin de rencontrer les responsables du KTU et d’aborder les violations des droits humains et syndicaux par le gouvernement coréen. Les syndicalistes ont exprimé leurs plus vives inquiétudes à propos de ces violations et de l’absence de dialogue social entre le KTU et les autorités de l’éducation. Ils ont expliqué que ce n’était pas seulement un problème pour le KTU, mais aussi pour la communauté internationale de l’éducation dans son ensemble.

Yuzuru, Président du Japanese Teachers Union (JTU), a déclaré que son syndicat soutient de toutes ses forces la position du KTU. Hopgood a également précisé que le gouvernement coréen n’a pas tenu les promesses faites au moment où le pays a rejoint l’OCDE en 1996. Le gouvernement s’était à l’époque engagé à réformer les lois existantes sur les relations patronat-syndicats afin qu’elles correspondent aux normes acceptées internationalement, notamment « celles concernant les droits fondamentaux, tels que la liberté d’association et la négociation collective. »

Le même jour, dans l’après-midi, Hopgood, Yuzuru et Mathews ont rencontré les responsables de la Korean Federation of Teachers’ Association (KFTA). Lors de cette réunion, le Président de la KFTA Ahn Yang-ok a demandé que l’IE analyse les systèmes éducatifs dans d’autres pays et fournisse des informations aux organisations membres sur la base de sur cette étude. La KFTA a également déclaré que l’engagement politique des enseignants devrait être protégé en Corée.

Le jour d’après, Hopgood a participé à une conférence de presse avec les journaux coréens. Lors de cette conférence, les journalistes lui ont posé des questions sur le ministère de l’Education qui a refusé de rencontrer l’Internationale de l’Education. Elle a déclaré que « c’était très décevant de ne pas pouvoir rencontrer le ministre de l’Education Lee Ju-ho.

L’Internationale de l’Education avait envoyé il y a deux semaines une demande officielle au ministère de l’Education pour organiser une rencontre entre l’IE et le ministre. Toutefois, le ministre n’y a toujours pas répondu. »

Malgré son programme chargé, Hopgood a aussi rendu visite au Korean Professors’ Union (KPU), qui fêtait le 9e anniversaire de sa création. Elle les a félicités dans son discours et a rassuré les membres du KPU quant au soutien de l’IE pour une éducation de qualité pour tous en Corée.