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Egypte: L'IE condamne la répression violente de la révolte citoyenne

Publié 3 février 2011 Mis à jour 3 février 2011

L'Internationale de l'Education a appelé le Président égyptien, Hosni Mubarak, à mettre un terme immédiat à la violence exercée par son régime à l'encontre des manifestants pacifiques qui continuent à exiger le respect de leurs droits fondamentaux et un retour à la démocratie.

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Après une journée d'affrontements entre les partisans du Président et les manifestants qui réclament sa démission immédiate, la chaîne de télévision d'Etat égyptienne signale que des centaines de personnes ont été blessées dans des batailles rangées au Caire.

L'IE demande d'immédiatement mettre un terme à la virulente répression menée contre des manifestants pacifiques et caractérisée par des passages à tabac, des pillages et la censure des réseaux de télévision et de communication. L'IE insiste également pour que les personnes qui ont commis des actes de violence soient traduites en justice.

Le Secrétaire général de l'IE, Fred van Leeuwen, a déclaré: «Il y a des moments où l'histoire n'est pas écrite par les puissants, mais par le peuple. Nous vivons un de ces moments. Des millions d'Egyptiens ont un choix fatidique à faire. Des milliers de personnes ont été emprisonnées, blessées ou tuées ces derniers jours, mais si elles poursuivent les manifestations pacifiques, elles peuvent mettre fin à des décennies de tyrannie. Leur gouvernement se doit d'écouter et de répondre aux demandes légitimes de la société égyptienne, y compris les syndicats, les enseignants et les étudiants.»

L'IE demande aux autorités égyptiennes de protéger ses citoyens. La Présidente de l'IE, Susan Hopgood, a souligné: «La violente répression de la voix du peuple est injustifiée et les autorités doivent veiller à ce qu'une transition pacifique à la démocratie véritable ait lieu sans plus tarder».

Alors que la crise politique est à son comble, avec des manifestations dans les rues, le régime du Président Mubarak est de plus en plus désespéré d'empêcher la couverture médiatique du soulèvement. L'IE demande à ses affiliés d'exercer des pressions sur leur gouvernement pour forcer le régime égyptien à protéger ses citoyens et à mettre fin au blocus des communications qui constitue une grave violation des droits à la liberté d'expression et à la liberté de réunion pacifique.

L'IE souhaite la bienvenue à la nouvelle fédération dénommée Egyptian Federation for Independent Unions(EFIU), composée de syndicats indépendants d'enseignants, de professionnels de la santé et d'autres travailleurs. Dans sa déclaration fondatrice, la EFIU appelle les travailleurs égyptiens à «s'organiser et à défendre leur lieu de travail et tous les citoyens en ces moments critiques, et à organiser des actions de protestation et de grève pour mettre en œuvre les revendications du peuple».