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À l’approche de la conférence ministérielle, les négociations de l’OMC sont toujours dans l’impasse

Publié 16 septembre 2011 Mis à jour 22 septembre 2011

Alors qu’une réunion semestrielle des ministres du commerce du monde entier est prévue en décembre à Genève, les négociations visant à libéraliser le commerce mondial montrent peu de signes de progrès.

L’impasse dans laquelle le Cycle de négociations de Doha de l’Organisation mondiale du commerce s’est embourbé pousse certains fonctionnaires à reconnaître que les négociations sont désespérément au point mort.

Début septembre, un haut fonctionnaire américain au commerce a instamment prié les pays membres à admettre que Doha avait échoué et à tenter une nouvelle approche.

«Il est clair pour nous que ce que font les membres de l’OMC aujourd’hui dans le cadre des négociations de Doha, ce que nous faisons au moins depuis trois ans, ne fonctionne pas», a déclaré le vice-représentant américain au commerce, Michael Punke, lors d’une réunion du groupe Cairns des pays exportateurs de produits agricoles.

«Pendant les semaines qui nous séparent du mois de décembre, les États-Unis seront très sceptiques face à toute proposition partant du principe que nous pouvons régler nos problèmes en réarrangeant les transats sur le pont du Titanic», a-t-il ajouté.

Le Cycle de Doha, lancé dans la capitale qatarie en 2011, a pour but de libéraliser l’agriculture et le commerce des produits et des services, dont les services éducatifs. Cependant, de profondes divisions entre pays développés et pays en développement sur les subventions agricoles et les droits de douane sur les produits industriels ont conduit les négociations dans une impasse.

Le Directeur général de l’OMC, Pascal Lamy, a annoncé plus tôt cette année que la 8eConférence ministérielle de l’organisation se tiendra du 15 au 17 décembre 2011 à Genève. (Lien: h ttp://www.wto.org/french/thewto_f/minist_f/min11_f/min11_f.htm)

Dans une allocation prononcée en Inde le mois dernier, M. Lamy a affirmé que les ministres «devront discuter franchement» lors de la conférence de décembre.

«La question n’est pas de savoir si nous enterrons le cycle ou si nous fixons une autre date-butoir artificielle pour le conclure», a-t-il déclaré. «Si nous sommes convaincus que les questions inscrites à l’ordre du jour de Doha doivent être réglées, le défi qui nous attend est de trouver le courage politique et les mesures pragmatiques qui conduiront nos membres à mener une négociation honnête.»