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R.-U.: les syndicats contre l’hypocrisie des employeurs sur les effets néfastes des grèves sur l’éducation des étudiant(e)s

Publié 20 janvier 2014 Mis à jour 24 janvier 2014

L’University and College Union (UCU), l’un des affiliés de l’IE au Royaume-Uni, a annoncé une nouvelle série de grèves de 2 heures qui va commencer le 23 janvier visant à perturber l’enseignement dans les universités dans le cadre d’un conflit sur les rémunérations. Les syndicalistes de l’éducation ont également condamné la déclaration faite par l’Universities and Colleges Employer Association (UCEA), représentant les employeurs de l’éducation supérieure, que l’UCU mettait l’éducation des étudiant(e)s en danger.

« Le personnel n’a nul besoin d’être sermonné sur les torts causés à l’éducation des étudiantes et étudiants de la part de personnes qui ont soutenu le triplement des frais d’inscription universitaire qui est passé à 9.000 £ par an [10.800 euros par an], ont fait augmenté les loyers des étudiants de 11 pour cent par an en trois ans et se sont attribués des augmentations de salaires considérables tout en maintenant le salaire de leur personnel a un niveau limité le salaire de leur personnel », a déclaré Sally Hunt, la Secrétaire générale d’UCU. « Toute sorte de perturbation est utilisée en dernier recours mais après cinq ans de répression salariale et du fait que la situation de nos membres  a empiré de 13 pour cent en termes réels, nous voulons être traités de manière équitable ».

L’UCU a révélé que récemment des anecdotes gênantes concernant la rémunération des président(e)s d’université, alors que le personnel subit des réductions salariales réelles, s’ajoutaient à l’hypocrisie flagrante des patron(ne)s d’université. Les membres de l’UCU sont impliqués dans un différend relatif aux salaires avec les universités. Ils ont rejeté une augmentation de 1 pour cent en 2014, ce qui aurait entrainé une baisse réelle de 13 pour cent de leurs salaires au cours des cinq dernières années.

L’UCEA change de refrain

La ligne publique utilisée par l’UCEA dans le passé, a tenté  de minimiser l’importance des grèves. Le 29 octobre par exemple, avant le premier jour de grève, le porte-parole de l’UCEA a déclaré que la grève d’un jour de tous les syndicats du campus n’aurait qu’ « un impact minime sur les étudiantes et étudiants ». Elle a été reprise après la grève, lorsqu’ils ont prétendu avait eu un faible impact. La même ligne a été utilisée avant et au lendemain de la grève du 3 décembre.

Le 15 janvier, jour où l’UCU a annoncé la vague des grèves de deux heures, l’UCEA n’a déclaré que les « employeurs avaient exprimé leur regret face à la tactique la plus récente utilisée par l’UCU, visant à perturber les établissements d’enseignement supérieur, cette fois-ci, en ciblant les étudiantes et étudiants ».

La ligne semble à présent se concentrer sur la tentative de diviser les étudiant(e)s et le personnel, chose contre laquelle l’UCU résistera au maximum.

Hunt a souligné qu’ « UCU travaillera dur avec les syndicats étudiants pour préserver leur relation constructive et ce à une époque où les universités facturent les étudiantes et étudiants 9.000 £ par an, augmentent les loyers pour les logements étudiants et semblent résolus à concocter autant de manières possibles pour que les étudiantes et étudiants et leurs familles se séparent de leur argent, les présidents d’université auront peut-être du mal à convaincre les étudiantes et étudiants qu’ils ont réellement leurs intérêts à cœur ».

Les trois premières grèves auront lieu aux dates et aux heures suivantes:

·         Le jeudi 23 janvier, entre 11heures et 13 heures

·         Le mardi 28 janvier, entre 14 heures et 16 heures

·         Le lundi 10 février, entre 9 heures et 11 heures

IE: Il est essentiel que le gouvernement écoute les syndicats

« Nous condamnons avec fermeté les mesures utilisées par les employeurs de chercher à  briser les liens forts qui existent entre les étudiants et nos collègues de l’enseignement supérieur au Royaume-Uni » a déclaré Fred van Leeuwen, Secrétaire général de l’IE. « Nous exhortons les autorités publiques compétentes à écouter de toute urgence les organisations représentant les étudiants et les professionnels de l’éducation à tous les niveaux. Elles doivent comprendre que c’est leur seule façon d’assurer une éducation de qualité pour toutes et tous dans leur pays, et que la responsabilité leur en incombe. »