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Philippines: action des syndicats pour la reconstruction de l'éducation après le tsunami

Publié 29 janvier 2014 Mis à jour 31 janvier 2014

La première réunion exploratoire dans le cadre de l'initiative des affiliés philippins de l'IE pour la réhabilitation post Yolanda (Hayan) a eu lieu le 29 novembre 2013. Plusieurs représentant(e)s du Bureau régional Asie-Pacifique de l'IE, ainsi que des affiliés philippins de l'IE y ont participé: l'Alliance of Concerned Teachers (ACT), la National Alliance of Teachers and Office Workers (SMP-NATOW) et la National Alliance of Teachers and Office Workers (TOPPS). Martin Carlstedt était également présent en qualité d'observateur pour le Lärarförbundet, un affilié suédois de l'IE.

Les participant(e)s ont partagé des informations de première main ainsi que des rapports rassemblés par les organisateurs/trices locales et les membres des organisations sur le terrain, dans les zones affectées. Les données et les informations ainsi collectées serviront à développer une aide pour les enseignant(e)s, les enfants et les écoles dans le cadre du mandat de l'IE, mais aussi dans certains domaines que les différents gouvernements, agences des Nations Unies et agences non gouvernementales ne couvrent pas encore.

Le terrible typhon a coûté la vie à plus de 6.000 personnes et provoqué une dévastation massive des écoles, des infrastructures et des habitations. Environ 80 à 90 pour cent des écoles ont été détruites. Celles qui restent ou qui sont relativement épargnées font office de centres d'évacuation.

« Le département de l’éducation fait des efforts pour que la vie des enseignantes et enseignants et des étudiantes et étudiants reprenne un cours normal », explique Rey Dolot, coordinateur régional de l'IE pour la région Asie-Pacifique. « Les cours ont déjà repris, les enseignantes et enseignants étaient présents mais avec très peu d'élèves. »

Un important soutien est nécessaire

Le traumatisme et le sentiment d'impuissance des survivant(e)s brise le cœur, explique Dolot. Il faut aider davantage les familles qui ont perdu leur maison et leur source de revenu, ajoute-t-il. « Il faut les réconforter et les soutenir pour qu'elles puissent reconstruire leurs maison et leurs vies. Plus important encore, il faut très vite aider ces personnes à se relever et leur redonner courage pour faire face aux défis liés aux années de réhabilitation à venir. »

Les recommandations d'actions et d'engagements immédiats comprennent notamment:

•             la formation d'un comité conjoint de coordination des affiliés nationaux de l'IE pour aider à la gestion et à l'administration de l'assistance possible dans le cadre du Fonds de solidarité de l'IE;

•             la cartographie/la continuité de la collecte et de la validation des données et des informations sur le terrain;

•             l'organisation d'une aide psychologique et d'ateliers sur les besoins psycho-sociaux des enseignant(e)s et des apprenant(e)s;

•             la participation d'enseignant(e)s mobiles pour gérer l'urgence de la situation;

•             le networking/la collaboration avec le Département national de l’éducation et l'UNESCO pour intensifier la collecte de données;

•             la sensibilisation et la formation pour les victimes.

Une réunion de suivi se tiendra le 2 février pour finaliser et définir la mise en œuvre d'activités pilotes le plus rapidement possible.

Les affiliés suivants de l'IE ont déjà contribué au Fonds de solidarité afin d'aider les survivant(e)s dans les provinces du Centre des Philippines: NTEU/Australie, FQPPU/Canada, CTF/Canada, CAUT/Canada, OTF/Canada, DLF/Danemark, IFTU/Irlande, ASTI/Irlande, JTU/Japon, ZENKYO/Japon, AOb Pays-Bas, NZTEU/Nouvelle Zélande, Lärarförbundet/Suède, Egitim Sen/Turquie et EIS/Royaume-Uni.