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Cameroun: Les syndicats attendent toujours des améliorations de leurs conditions de travail

Publié 12 mars 2014 Mis à jour 13 mars 2014

Les affiliés nationaux de l’IE au Cameroun, la Fédération camerounaise des syndicats de l’éducation(FECASE), la Fédération des syndicats de l’enseignement et de la recherche(FESER) et le Syndicat des travailleurs des établissements scolaires privés du Cameroun(SYNTESPRIC), ont appelé les enseignantes et les enseignants à mener des actions pour améliorer leur statut et leurs conditions de travail.

Le 26 février, la 10e session du comité ad hoc du gouvernement chargé de l’examen des revendications du personnel enseignant n’a pas porté de fruits. Les syndicats de l’éducation se plaignent que les documents qu’ils attendaient du gouvernement n’aient toujours pas été signés.

Pas de progrès concernant les engagements du Président

Parmi ces documents, les principaux concernent le relèvement de l’échelle des salaires pour la profession enseignante, l’intégration des professeur(e)s de sport et d’éducation physique et du personnel travaillant avec les jeunes enfants dans le Corps enseignant national, la transformation des enseignant(e)s contractuel(le)s en fonctionnaires et une hausse de l’allocation de recherche et de document du personnel enseignant.

Compte tenu du retard important dans la signature de ces documents et du silence persistant de la présidence de la République, les syndicats camerounais d’enseignants ont constaté que l’expression de leur mécontentement n’avait rien changé. En dépit de la première phase de l’action de grève des enseignant(e)s, qui ont cessé le travail du 17 au 21 février, aucun progrès n’a été enregistré dans la mise en œuvre des engagements pris par le Président de la République le 10 février 2013. Les enseignant(e)s ont donc décidé de redoubler d’efforts et de se mobiliser pour obtenir des solutions satisfaisantes à leurs problèmes.

La « solution à nos problèmes et, surtout, l’avenir de l’éducation dans notre pays dépendent de notre adhésion massive à cet appel à une action collective », peut-on lire dans la lettre conjointe adressée par les syndicats de l’éducation à leurs membres. « C’est maintenant ou jamais ! Un pour tous, tous pour un ! »

Les syndicats invitent instamment toutes les enseignantes et tous les enseignants ainsi que tous celles et ceux qui occupent des fonctions administratives à faire la preuve de leur détermination durable:

  • en ne communiquant pas les résultats des examens et en refusant de préparer les documents administratifs durant les périodes d’examen;
  • en prenant part à un second débrayage (tout en étant présent(e)s sur le lieu de travail) du 28 avril au 2 mai 2014.

IE: Améliorer les conditions des enseignant(e)s par le dialogue social

« Des conditions de vie et de travail décentes sont essentielles si un pays veut donner à tous les enfants un enseignement de qualité », a déclaré Fred van Leeuwen, Secrétaire général de l’IE. « Des enseignantes et enseignants de qualité ainsi que des environnements et des outils d’enseignement et d’apprentissage de qualité sont la clé pour parvenir à une éducation de qualité pour toutes et tous. »

L’IE invite instamment les pouvoirs publics camerounais à entamer immédiatement des négociations avec les organisations représentant le personnel de l’éducation afin de parvenir à un règlement juste et équitable du conflit, a-t-il ajouté.