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Colombie : l’IE soutient un professeur d’université victime de fausses accusations

Publié 12 août 2014 Mis à jour 2 septembre 2014

L’Internationale de l’Education (IE) prend une nouvelle fois la défense de l’universitaire colombien Miguel Ángel Beltrán et vient de publier une lettre demandant, d’une part, de mettre un terme aux allégations mensongères portées contre lui et, d’autre part, de lever l’interdiction guidée par des motifs politiques l’empêchant d’enseigner dans les universités.

Depuis bon nombre d’années, l’IE et d’autres syndicats de l’éducation à travers le monde suivent de près le cas de Beltrán, professeur de sociologie à l’Université nationale de Colombie, faussement accusé en 2009 d’entretenir des liens avec le groupe terroriste colombien FARC.

En juin 2011, après deux ans d’emprisonnement, Beltrán a finalement été libéré, après l’annulation par un tribunal colombien de toutes les charges retenues contre lui, considérées comme mensongères.

Toutefois, malgré la déclaration de non-culpabilité prononcée par le tribunal, l’Inspecteur général de Colombie  Alejandro Ordóñez Maldonadoa, l’an dernier, utilisé ces mêmes accusations pour interdire Beltrán de travailler dans les universités publiques du pays pendant 13 ans. Le recours introduit par Beltrán pour lever cette interdiction a été rejeté.

Selon l’IE, et beaucoup d’autres organisations, l’utilisation par l’Inspecteur général de ces accusations déjà réfutées par la justice en vue d’interdire Beltrán de donner cours semble être guidée par des motifs politiques.

Dans sa lettre adressée à l’Inspecteur général et au recteur de l’université, l’IE insiste fermement sur les principes d’autonomie des universités et défend le droit à la liberté d’expression et à la recherche universitaire.