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Hopgood: autonomiser tous les enseignant(e)s afin de faire de la citoyenneté mondiale une réalité

Publié 30 janvier 2015 Mis à jour 6 février 2015

En se basant sur les événements actuels pour mettre en exergue la radicalisation et la division, la Présidente de l’Internationale de l’Education, Susan Hopgood, n’a pas manqué d’appeler à accorder davantage d’attention à l’enseignement de qualité comme moyen d’améliorer l’éducation à la citoyenneté mondiale aux quatre coins du monde.

Lors du deuxième Forum de l’UNESCO sur l’éducation à la citoyenneté mondiale (ECM) à Paris, qui visait à trouver les meilleurs moyens de construire des sociétés pacifiques et durables pour l’après-2015, l’Internationale de l’Education (IE) a soutenu que l’avenir doit commencer par des enseignant(e)s qualifié(e)s.

« Aujourd’hui, nous avons plus que jamais besoin d’une éducation à la citoyenneté mondiale pour empêcher que les horreurs du 20e siècle ne se reproduisent », a déclaré la Présidente de l’IE, Susan Hopgood, le lendemain de son retour de Pologne où elle a assisté à la célébration du 70e anniversaire de la fin de l’Holocauste. « Il ne suffit pas que les citoyens et citoyennes apprennent, dès leurs premières années de scolarité, comment les systèmes politiques fonctionnent et développent des visions et des valeurs communes – notamment la croyance en la démocratie et les droits humains – ils doivent exercer le pouvoir de libre arbitre pour développer la capacité à agir ensemble dans l’intérêt du bien commun. »

Susan Hopgood a fait part de ses observations concernant la table ronde « Comment garantir que l’enseignement et l’apprentissage relatifs à l’ECM fassent appel à l’expérience, soient axés sur l’action et soient transformationnels? Comment faire avancer l’agenda en faveur des enseignantes et enseignants? » Han Choong-hee, Représentant permanent adjoint de la République de Corée auprès des Nations unies, s’est joint à la Présidente de l’IE pour fournir une perspective du pays. Rostom Haouchine d’Algérie a ensuite présenté la perspective des apprenants et Aaron Benavot, Directeur du Rapport mondial de suivi sur l’EPT de l’UNESCO, a formulé des observations en guise de conclusion.

A la lumière des événements qui ont secoué Paris début janvier, Susan Hopgood a mis en exergue deux piliers du rapport innovant de 1996 de Jacques Delors « L’éducation: un trésor est caché dedans », à savoir apprendre à être et apprendre à vivre ensemble, piliers qui contribuent à établir l’identité, la tolérance et la cohésion. « Nous croyons dans le pouvoir d’engager les jeunes dans le monde en ouvrant leurs yeux sur les perspectives mondiales », a-t-elle déclaré. « L’éducation à la citoyenneté mondiale devrait porter sur l’enseignement et l’apprentissage sur la manière de mettre en pratique la citoyenneté aux échelons mondial et national – la manière de se préparer à une vie décente et épanouissante. »

En mettant l’accent sur une génération qui a été laissée en marge et coupée de la société en général dans de nombreuses régions d’Europe ainsi que dans le monde entier, Hopgood a fermement conclu en rappelant que « l’éducation est à même d’autonomiser nos communautés déconnectées et de contribuer à renforcer nos sociétés. Nos enseignantes et enseignants ont un rôle inestimable à jouer en diffusant et en renforçant les valeurs qui nous rassemblent, le ciment qui nous lie, quels que soient notre origine, notre croyance ou notre genre. »