Ei-iE

Les syndicats d’enseignants arabes créent une nouvelle organisation arabe pour l’éducation

Publié 8 octobre 2015 Mis à jour 12 octobre 2015

Les syndicats de l’éducation de 12 pays arabes se sont rencontrés les 7 et 8 octobre à Beyrouth en vue de créer une nouvelle organisation arabe chargée de promouvoir l’éducation de qualité, le statut des enseignant(e)s et le développement démocratique dans leurs pays.

Plusieurs responsables syndicaux/ales ont fait part de leur insatisfaction vis-à-vis de la Fédération des enseignant(e)s arabes actuelle, jugée trop peu active et trop dépendante des gouvernements et des autorités éducatives. Par ailleurs, cette fédération ne représente qu’une seule organisation par pays, le plus souvent soutenue par les gouvernements. Pourtant, au cours de ces dernières années, un grand nombre de nouvelles organisations d’enseignants ont été constituées dans la région, où la voix du personnel enseignant n’est pas suffisamment représentée.

En raison des situations de guerre et d’insurrection que connaissent certains pays de la région et du nombre sans cesse croissant de réfugié(e)s qui affluent vers d’autres, les systèmes scolaires sont soit inopérants, comme en Syrie et au Yémen, soit surchargés de travail, comme en Irak, au Liban et en Jordanie. La sûreté et la sécurité des élèves et des enseignant(e)s, ainsi que le manque de respect pour les droits civils et les libertés professionnelles du personnel, figurent parmi les nombreux autres défis nécessitant une coopération régionale efficace et solide.

Les affiliés de l’IE au Koweït et au Liban expliquent que la nouvelle organisation arabe pour l’éducation sera composée de syndicats et d’organisations professionnelles issus d’horizons politiques et religieux différents, la plupart étant affiliés à l’IE. « L’organisation accordera la priorité aux questions professionnelles et éducatives, et coordonnera ses travaux avec l’IE », a déclaré Meteb Al Outaiby de la Kuwaiti Teachers Association.

Le Secrétaire général de l’IE, Fred van Leeuwen, qui a participé à plusieurs séances de la réunion, a déclaré que la coopération était plus importante que jamais. « Si nous souhaitons être efficaces et réussir, nous devons unir nos forces et nous exprimer d’une seule voix », a-t-il déclaré.