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Un syndicat d'enseignants norvégiens élit un nouveau président pour prendre les rênes

Publié 4 novembre 2015 Mis à jour 18 novembre 2015

Le changement était dans l'air cette semaine lors du congrès du syndicat enseignant norvégien, l'Union of Education Norway (UEN): les délégué(e)s ont élu un ancien enseignant d'Oslo comme nouveau président de l'organisation pour au moins les quatre prochaines années.

Les membres du plus grand syndicat enseignant de Norvège, l'Union of Education Norway (UEN) étaient occupés cette semaine lors de leur congrès triennal dans la ville de Lillestrom, à 20 km à l'ouest d'Oslo, la capitale.

Le congrès a choisi Steffen Handal, un ancien enseignant d'Oslo, comme nouveau président. M. Terje Slide Ulstad et Mme Hege Vala ont été élus anonymement comme députés, aux côtés d'Handal. Ce dernier succède à Mme Ragnhild Lied qui occupait ce poste depuis 2012.

Sous le thème de « Nous éduquons la Norvège », les délégué(e)s de l'ensemble des pays scandinaves ont adopté d'importantes résolutions qui ont fixé les objectifs des quatre prochaines années. Les plus remarquables étant les suivantes:

  • Etablir un conseil sur l'éthique professionnelle pour la profession d'enseignant (une plateforme pour l'éthique professionnelle a été mise en place lors du dernier Congrès),
  • Une résolution urgente sur la crise des réfugié(e)s, et
  • Une demande de contrôle démocratique de l'Accord sur le Commerce des Services (en anglais : Trade in Services Agreement ou TiSA, négociations de libre-échange).

Dans son discours au congrès, la Présidente de l'Internationale de l'education (IE), Susan Hopgood, a insisté sur les inégalités croissantes dans le monde, et sur l'importance du rôle de l'enseignement public correctement financé pour équilibrer la balance.

« Une éducation de qualité pour tous n'est pas un luxe. Ce n'est pas un droit réservé à certaines régions ou l'héritage de certaines villes ou codes postaux », a-t-elle affirmé. « Pour l'existence même de la planète, les jeunes en particulier doivent bénéficier d'équité en termes d'avenir commun, payée par les gouvernements et soutenue par une société civile forte et diversifiée qui exige un investissement continu dans la démocratie. »

Ses remarques coïncident avec une réunion de ministres du monde entier à Paris afin de développer un nouveau cadre pour une éducation mondiale. En septembre, les Nations Unies ont adopté un nouveau programme de développement international, qui inclut un axe sur l'éducation gratuite.

Hopgood a également remercié les membres de l'UEN qui ont joué un rôle clé au sein de l'IE.

« Me trouver ici avec vous à Lillestrom m'a également donné l'occasion de remercier l'UEN pour les excellentes qualités de direction dont il a fait preuve au sein de l'IE au fil des ans », a expliqué Hopgood. Elle a également remercié « tout particulièrement Ragnhild Lied qui était membre du Bureau exécutif de l'IE jusqu'en juillet, date à laquelle nous avons eu notre 7e Congrès mondial à Ottawa, et mes félicitations à Steffen Handal qui a réussi à se faire élire.»

Changement structurel important effectué au cours de la semaine, la période entre les congrès est passée de trois à quatre ans. Le mandat présidentiel est ainsi allongé d'un an supplémentaire, avec la possibilité d'être réélu pour quatre ans. Le congrès, qui a démarré le 2 novembre, se termine demain.