Ei-iE

Des relations plus fortes entre syndicats et gouvernements pour créer de meilleurs systèmes éducatifs

Publié 13 novembre 2015 Mis à jour 16 novembre 2015

Des systèmes éducatifs sains et forts sont possibles lorsque les gouvernements incluent les syndicats d'enseignants dans la prise de décisions politiques. Tel était le message relayé dernièrement par l’Internationale de l’Education aux acteurs/trices de l’éducation britannique à Londres.

Un certain nombre d’acteurs/trices important(e)s de l’éducation britanniques se sont réuni(e)s à Londres début novembre pour déterminer comment gérer au mieux l’éducation. The Politics in Education Summit a mis en évidence des sujets majeurs, tels que le financement et la responsabilité des gouvernements dans l’éducation.

Un des participants, John Bangs de l’Internationale de l’Education (IE) a précisé que les meilleurs systèmes éducatifs étaient ceux privilégiés par leurs gouvernements et soutenus par des syndicats d'enseignants forts et professionnels.

Il a souligné que les systèmes éducatifs les plus sains ne sont pas seulement ceux privilégiés par leurs gouvernements, mais également ceux où l’on investit dans des systèmes opérationnels et coordonnés qui répondent aux besoins des enfants et des jeunes. Selon Bangs, ces gouvernements comprennent que les organisations qui représentent les enseignant(e)s – leurs syndicats – sont un vaste réservoir d’expérience et de connaissances et sont un facteur d’amélioration.

« Les syndicats d'enseignants sont le cœur de la profession », a déclaré Bangs, qui a ajouté que les gouvernements ignorent à leur péril le fait que, dans le monde, le secteur public dispose proportionnellement non seulement du plus grand nombre d’affilié(e)s à un syndicat, mais aussi que la profession enseignante est la plus syndicalisée.

Les gouvernements doivent écouter les syndicats d'enseignants

Bangs a fait référence à l’enquête de l’IE sur les syndicats d'enseignants dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui a révélé que l’engagement politique des syndicats d'enseignants avec les gouvernements était incomplet. Seuls la moitié d’entre eux disposaient de structures de consultation et de négociation correctes et l’engagement dans la mise en œuvre des politiques était en fait d’une plus mauvaise qualité que le développement politique. Même le rapport TALIS 2013 de l’OCDE recommandait que les décideurs/euses politiques pensent à fournir des orientations sur le leadership partagé (également connu sous le nom de leadership enseignant) au niveau systémique.

La prochaine occasion pour les syndicats d'enseignants de discuter de politique avec les gouvernements approchent à grand pas. Le 6e Sommet international sur la profession enseignante aura lieu en mars à Berlin en Allemagne, et réunira des dirigeant(e)s syndicaux/ales et ministres de l’éducation du monde entier pour collaborer activement sur le renforcement des systèmes éducatifs publics.