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Un monde durable prend naissance sur les bancs de l’école

Publié 5 décembre 2015 Mis à jour 11 décembre 2015

A l’heure où les pays poursuivent leurs négociations à Paris, en vue d’aboutir à un accord sur le climat, la COP21 braque les projecteurs sur l’éducation à l’occasion de sa quatrième journée de délibérations, afin de mettre en lumière les fondements d’une société durable.

Cette semaine, le monde entier a les yeux rivés sur la ville du Bourget, située non loin de Paris. Alors que le sort du climat de notre planète réside actuellement entre les mains des gouvernements qui mettent tout en œuvre pour parvenir à un accord, les organisations de la société civile continuent de leur côté de promouvoir leur vision du monde de demain. Bien qu’ils ne fassent pas partie des délégations officielles, les groupes qui se sont rencontrés dans les espaces Générations Climat ont transmis un message clair.

L’un des événements parallèles, intitulé « Le pouvoir de l'éducation: vers une prise de conscience mondiale sur le changement climatique » et organisé à l’initiative de l’Internationale de l'Education (IE), a profité de l’ Education Day, la journée consacrée à la jeunesse et à l’éducation lancée dans le cadre de la COP 21, pour démontrer de quelle façon l’éducation constitue l’une des clés du développement durable.

« Dès le plus jeune âge et jusqu’aux études universitaires ou supérieures, l’éducation permet de gommer les inégalités, elle aide les populations à se sortir de la pauvreté, et elle stimule l’innovation », a déclaré le Secrétaire général de l'IE Fred van Leeuwen, lors de son discours devant une salle comble réunissant une centaine de participant(e)s. « Nous sommes convaincus que le meilleur chemin vers un avenir durable passe par les salles de classe. »

Saisissant cette opportunité offerte dans le cadre de la COP, le Secrétaire général de l’IE a attiré l’attention non seulement sur les ramifications environnementales du changement climatique, mais aussi sur les conséquences sociales. Dans sa déclaration, il a affirmé que l’accord sur le climat devait s’assurer « que nos enfants soient dotés du savoir et des outils leur permettant non seulement d’empêcher une augmentation de la température de deux degrés, mais également de grandir en appréciant le monde qui les entoure et leurs concitoyennes et concitoyens. »

Consulter le discours de Fred van Leeuwen dans son intégralité (en anglais)

L’allocution de Fred van Leeuwen a précédé une discussion en panel réunissant quatre intervenant(e)s provenant de divers secteurs de l’éducation: Thomas Brissaire, membre du SNES-FSU, l'un des affiliés français de l’IE, Almoustapha Moussa, Secrétaire général de l’affilié nigérien SYNAFEN, Juliette Bohland de CliMates and Students Organising for Sustainability, et Sean Sweeney, Directeur et fondateur du Programme international sur le travail, le climat et l’environnement, de l’Université de la Ville de New York.

Cet événement, organisé dans le cadre du Forum syndical, s’est penché sur la façon dont l’éducation et le mouvement syndical pouvaient devenir les moteurs d’un changement positif.

Les intervenant(e)s ont abordé un large éventail de sujets – des initiatives en classe aux mouvements estudiantins, en passant par la dure réalité du changement climatique au Niger et les différentes façons dont les syndicats pouvaient orienter la transition vers un avenir durable.

Organisée par Richard Langlois de l’IE et Graham Petersen du syndicat britannique University and College Union, cette discussion en panel s’inscrivait dans le cadre de l’initiative de l’IE visant à intensifier son travail dans le domaine du développement durable, à la lumière du nouvel Agenda 2030 des Nations Unies.