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Colombie : Les syndicats soutiennent le processus de paix

Publié 25 août 2016 Mis à jour 7 septembre 2016

Alors que la Colombie franchit les dernières étapes vers un accord de paix durable entre le gouvernement et les rebelles des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie), les syndicats soutiennent une campagne nationale en faveur de son adoption.

La paix semble finalement à portée de main en Colombie, un pays qui a vécu plus de cinq décennies d’une guerre civile opposant les rebelles des FARC, les forces gouvernementales et des groupes paramilitaires. Alors qu’un accord et ses dispositifs de mise en œuvre sont prêts à être approuvés par le Congrès national, la seule étape restant à franchir est sa validation par un référendum qui sera organisé au début octobre. Bien que le référendum ne soit pas juridiquement contraignant, le Parlement veut que sa décision soit soutenue par un consensus national, la question posée revêtant la plus haute importance politique. Cet interminable conflit armé a divisé et ravagé le pays depuis l’époque de la Guerre froide, les personnes enlevées et assassinées se comptant par milliers, dont de nombreux enseignants.

Dire oui à la paix Afin d’encourager les citoyens à voter en faveur de l’accord, une plateforme a été mise en place par plusieurs organisations de la société civile, dont la FECODE, un affilié de l’Internationale de l’Éducation (IE) dans le pays. « L’éducation va s’améliorer si nous mettons un terme à la guerre et si nous signons l’accord de paix », a assuré le président de la FECODE, Luis Grubert. Son syndicat a perdu plus d’un millier de membres à la suite des violences. Une fois l’accord signé, le syndicat s’efforcera d’impliquer tout le personnel enseignant dans la promotion active d’une pédagogie de la paix par le biais du programme « Les écoles en tant que havres de paix » (escuelas como territorios de paz). « L’heure de la paix est arrivée : nous voulons un meilleur pays, nous travaillons dur pour que la Colombie soit plus sûre et nous ne nous arrêterons pas tant que la nation ne sera pas en paix. Elle offrira de meilleures opportunités à tous les éducateurs et éducatrices et également à tous les élèves, qui sont le garant d’un pays meilleur », a expliqué M. Grubert.

IE : L’éducation est la clé de la paix L’Internationale de l’Éducation partage le point de vue énoncé dans le programme de la FECODE et a souvent dit que les écoles doivent être des sanctuaires. Au-delà de cela, « l’IE promeut le respect des droits de l’homme et de la démocratie depuis la salle de classe et vers celle-ci. Les éducateurs et éducatrices jouent un rôle fondamental dans la résolution des conflits sociaux présents et futurs », a affirmé Haldis Holst, Secrétaire générale adjointe de l’IE, lors de la dernière Conférence de l’OIT à Genève.