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Forum économique mondial: selon le panel, les enseignant(e)s ne seront pas remplacé(e)s par des robots

Publié 16 janvier 2017 Mis à jour 23 janvier 2017

Au Forum économique mondial de Davos cette année, bon nombre de discussions ont traité de l’impact des nouvelles technologies sur la société d’aujourd’hui et de demain. La Fondation Varkey et l'Internationale de l'Education ont organisé conjointement un débat pour aborder cette question dans le cadre de l’éducation.

Vikas Potas de la Fondation Varkey et Angelo Gavrielatos de l’IE ont ouvert et encadré la discussion intitulée « Robots vs humains: l’enseignant(e) du futur? Implications de la 4ème Révolution industrielle sur les systèmes éducatifs ». Gavrielatos s’est appuyé sur le récent rapport d’Andreas Schleicher Ordinateurs et apprentissage: établir la connexion, qui met en garde contre « trop de faux espoirs » liés à la technologie.

« Il est indéniable », dit-il, « que les avancées technologiques joueront un rôle prépondérant dans l’éducation. Le processus d’enseignement et d'apprentissage peut s’enrichir d’une intégration appropriée des nouvelles technologies dans le quotidien de la classe. » Mais, poursuit-il, les dimensions humaine et sociale de l’enseignement et de l’apprentissage dépendent des enseignant(e)s qualifié(e)s comme agents principaux pour développer et dispenser des opportunités de vie pour le développement de l’enfant dans son ensemble.

Les interventions de Rajesh Agrawal (maire adjoint de Londres), d’Anne-Birgitte Albrectsen (Plan International), de Stefano Aversa (Alix Partners), du Professeur Sir Leszek Borysiewicz (Université de Cambridge), d’Esteban Bullrich (Ministre de l’Education, Argentine), du Professeur Justine Cassell (Université Carnegie Mellon), d’Alexander De Croo (Vice-Premier ministre, Belgique), de Nicolaus Henke (McKinsey), de Salil Shetty (Amnesty International), d’Hakubun Shimomura (Ancien Ministre de l’Education, Japon), entre autres, ont toutes souligné comment la technologie, correctement appliquée, peu aider les enseignant(e)s dans leur travail sans les supplanter dans la classe.

La Directrice générale de l’UNESCO Irina Bokova, qui a clôturé le débat, a cité dans son allocution le rapport de Jacques Delors, Un trésor est caché dedans, soulignant que personne ne peut remplacer de bon(ne)s enseignant(e)s, mais que la technologie peut les aider à former des citoyen(ne)s du monde qui apprennent à connaître, à faire, à vivre ensemble et à être.

« Un consensus clair s’est dégagé de ces discussions », a déclaré le Secrétaire général de l'IE Fred van Leeuwen dans son résumé des interventions. « Là où les preuves justifient d’un point de vue éducatif la valeur ajoutée de l’introduction des nouvelles technologies, cette approche peut aider les enseignantes et enseignants à relever des défis. Les avantages potentiels des nouvelles technologies peuvent se réaliser pleinement lorsque les enseignantes et enseignants, qui sont des professionnels qualifiés et dotés d’expérience pédagogique, sont impliqués dans leur conception et leur développement. »

Un récapitulatif de la discussion est disponible ci-dessous: