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Message de Fred van Leeuwen, Secrétaire général de l’Internationale de l’Education, à l’occasion de la Journée internationale des filles du 11 octobre 2013

Publié 11 octobre 2013 Mis à jour 5 août 2015

La Journée internationale des filles a été célébrée pour la première fois en 2012 afin de promouvoir les droits humains des filles et d’attirer l’attention sur les nombreux défis qu’elles doivent relever partout dans le monde. L’Internationale de l’Education (IE) se réjouit du thème choisi cette année pour marquer la Journée internationale des filles : Innover en faveur de l’éducation des filles.

L’accent mis sur l’éducation des filles tombe à point nommé, parce que le monde court vers une véritable catastrophe : selon les statistiques mondiales compilées par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), 31 millions de filles en âge de fréquenter l’école primaire ne sont pas scolarisées, 17 millions d’entre elles n’iront jamais à l’école et 34 millions d’adolescentes ne font pas d’études secondaires.

Cette situation est tout simplement inacceptable quand on sait que l’éducation, surtout pour les filles, transforme nos existences et fait la différence entre la vie et la mort :

o si toutes les mères étaient éduquées jusqu’au niveau primaire en Afrique subsaharienne, 70 % des décès maternels seraient évités ;

o si toutes les femmes faisaient des études primaires, la mortalité infantile baisserait de 15 % dans le monde.

Lorsque les filles sont éduquées, elles sont non seulement capables d’atteindre leurs objectifs personnels, mais elles peuvent également réaliser des objectifs sociaux, culturels, environnementaux et économiques :

o les filles ayant un niveau d’instruction supérieur sont moins susceptibles d’avoir des enfants à un âge précoce ;

o les filles ayant un niveau d’instruction supérieur sont moins susceptibles de se marier à un âge précoce ;

o les femmes éduquées sont plus susceptibles de passer d’un emploi précaire à un emploi décent.

Il convient d’améliorer durablement les chances des filles. En d’autres termes, les mesures qui visent les filles doivent toujours s’accompagner de mesures destinées à s’attaquer aux inégalités profondément enracinées qui touchent les femmes. Dans le secteur de l’éducation, cela signifie autonomiser les enseignantes, surtout en raison de la corrélation directe entre un nombre supérieur d’enseignantes qualifiées dans une école et le nombre supérieur de filles qui restent dans cette école et achèvent leurs études.

A l’occasion de la Journée internationale des filles, les affiliés de l’Internationale de l’Education s’unissent pour exiger des gouvernements qu’ils en fassent davantage pour garantir le droit de toutes les filles à une éducation de qualité financée par des fonds publics et dispensée par des enseignant(e)s de qualité dans des écoles de qualité, dotées d’un large éventail de matériel didactique de qualité assorti des outils technologiques, d’information et de communication les plus innovants. Trente millions d’enseignant(e)s de 170 pays et territoires ne demandent rien d’autre et n’accepteront rien de moins pour chaque fille dans le monde.