Ei-iE

Résolution: Brésil

Publié 2019-09-25 Mis à jour 2019-09-25

Le 8e Congrès mondial de l’Internationale de l’Education, réuni du 19 au 26 juillet 2019 à Bangkok, en Thaïlande

Considérant ce qui suit :

1. La soumission au Congrès national d’un projet de loi visant à promouvoir le développement de l’enseignement privé au travers du système de chèques-études.

2. Les incitants et demandes visant à ce que les élèves de l’enseignement fondamental (6 à 14 ans) reçoivent cette éducation à distance.

3. L’application de la loi 13.415/17 qui encourage la privatisation de l’enseignement secondaire, en restreignant les bases de l’apprentissage des élèves défavorisés sur le plan socio-éducatif, en créant des écoles distinctes pour les riches et les pauvres et en procédant au démantèlement des politiques éducatives et sociales au travers d’attaques systématiques des droits fondamentaux et sociaux de la population, en particulier au sein des groupes historiquement marginalisés (communautés noires, indiennes, LGBTi et les femmes).

4. La répression croissante et violente des enseignant·e·s, encouragée par les défenseur·euse·s des écoles dites « non partisanes » qui les accusent de contribuer à l’endoctrinement idéologique de leurs élèves, de même que la militarisation croissante des écoles brésiliennes – véritable projet du gouvernement mis en œuvre actuellement.

5. Le processus de privatisation et de commercialisation de l’enseignement public fondamental et supérieur au Brésil, au moyen de programmes encourageant le gouvernement à s’exonérer de ses responsabilités – offrir des services publics et financer le secteur de l’éducation – en détournant les fonds publics vers le secteur privé dans la perspective de produire des bénéfices.

Le 8e Congrès mondial de l’IE :

6. Appelle l’ensemble des syndicats de l’éducation du monde entier, ainsi que l’Internationale de l’Education, à se mobiliser contre ce processus de démantèlement de l’éducation publique au Brésil et à combattre la promotion des politiques de privatisation et de commercialisation de l’éducation.