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Faire entendre la voix des syndicats lors de l’évaluation de Pékin +15

Publié 25 février 2010 Mis à jour 25 février 2010

La Commission des Nations Unies sur la condition de la femme (CSW) évaluera les progrès accomplis dans les engagements de la Plateforme d’action de Pékin, un cadre politique mondial en faveur de l’égalité des genres formulé en 1995.

La 54ème session de la CSW se tiendra à New York du 1er au 12 mars, avec un nombre record de participants, dont des associations syndicales et de femmes.

Lors de cet événement majeur, des représentants de l’Internationale de l’Education seront présents dans le cadre de la délégation syndicale conjointe avec la Confédération syndicale internationale (CSI) et de l’Internationale des services publics (ISP). Une déclaration des syndicats (en anglais) a été soumise au Secrétaire général des Nations Unies, intitulée : « Les femmes dans l’économie mondiale en temps de crise ».

Un atelier sera consacré à cette question le 4 mars dans le cadre des événements parallèles à la CSW, organisé conjointement avec Union Network International (UNI) en dehors des bâtiments de l’ONU. Cet atelier vise à mettre les questions majeures à l’avant-plan et à permettre l’échange d’informations et le réseautage.

Il permettra également aux femmes syndicalistes du monde entier de nouer un dialogue avec des représentants d’ONG, de mouvements en faveur des femmes et de gouvernements. Débutant par des présentations d’experts, l’événement suscitera la discussion sur l’impact des crises multiples, au niveau alimentaire, financier, de l’emploi et climatique, sur la possibilité pour les femmes d’avoir une vie décente.

Le 5 mars, la délégation organisera également un autre atelier sur l’évaluation par les syndicats de Pékin +15, selon une perspective nationale, une évaluation des performances nationales selon le point de vue des syndicats.

15 ans après la déclaration de Pékin et la plateforme d’action visant à garantir l’exigence fondamentale de pleine participation des femmes au processus décisionnel afin d’assurer l’égalité, le développement et la paix, des obstacles, nouveaux ou non, doivent toujours être surmontés. ces obstacles peuvent être l’inégalité des genres dans l’éducation primaire, l’inégalité des salaires, le chômage ou la violence contre les femmes.

« Nous avons observé des progrès significatifs en faveur des femmes au sein des syndicats et dans l’éducation. Toutefois, nous devons poursuivre nos efforts car la situation peut, selon ma propre expérience, aisément se renverser », a déclaré la présidente de l’IE, Susan Hopgood.

C’est pourquoi l’IE organise la première conférence mondiale des femmesà Bangkok, en mai de cette année.

Pour en savoir plus sur le travail de l’IE au sein de la CSW de l’ONU, veuillez vous référer aux liens ci-dessous.