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Services publics de qualité contre la pauvreté des femmes

Publié 22 octobre 2010 Mis à jour 22 octobre 2010

Le thème de la Journée internationale pour l’éradication de la pauvreté, « De la pauvreté à un travail décent : Réduire l'écart », concerne la première Conférence mondiale des femmes de l’IE.

La Journée internationale pour l’éradication de la pauvreté, le 17 octobre, entendait favoriser la prise de conscience de la nécessité d’éradiquer la pauvreté et l’exclusion, en particulier chez les femmes et les jeunes filles.

« Nous devons penser aux millions de gens, en particulier des femmes et des jeunes filles, qui sont victimes de la guerre, de la répression, de la violence et de la pauvreté. Nous devons tenir compte des millions d’enfants qui travaillent, dont la majorité sont des filles, qui n’ont aucune chance dans la vie », a déclaré Susan Hopgood, la Présidente de l’IE.

Les femmes restent davantage que les hommes exposées aux risques de la pauvreté et de la sous-alimentation, en raison de la discrimination systématique qu’elles doivent subir en termes d’accès à l’éducation, aux soins de santé et au contrôle des richesses. Dans tous les pays, la population féminine est plus pauvre que la population masculine. A l’échelle mondiale, les femmes accomplissent 66% du travail mondial, produisent 50% de la nourriture, mais ne gagnent que 10% du revenu et ne possèdent qu’1% des biens.

La promotion de l’égalité des sexes et du pouvoir des femmes constituera un thème central de la première Conférence mondiale des femmes de l’IE – « Objectif égalité » - qui doit se dérouler à Bangkok du 20 au 23 janvier 2011. « Un enseignement public de haute qualité pour tous est l’un des outils les plus efficaces pour conférer du pouvoir aux femmes, et cet accès des femmes au pouvoir de décision est le moteur des efforts visant à éradiquer la pauvreté extrême et la faim, parvenir à généraliser l’enseignement primaire, et réduire la mortalité infantile et maternelle », a déclaré Jan Eastman, Secrétaire général adjoint de l’IE.

L’éducation des femmes et des filles se trouve dès lors au cœur des objectifs de développement du Millénaire – à commencer par des mesures telles que la fourniture de repas scolaires gratuits.

Face aux coupes généralisées dans le secteur de l’enseignement et des services publics, la prochaine génération devra payer le prix de décisions économiques irréfléchies – et l’essentiel de la charge pèsera encore sur les épaules des femmes.

« L’IE soutient chaque travailleur de l’éducation dans son engagement en faveur d’un enseignement considéré comme un droit humain fondamental, qui ne saurait être remis en question par des mesures financières improvisées pour des objectifs de court terme », a ajouté Eastman.

La semaine dernière, des leaders des syndicats mondiaux, du secteur privé comme du secteur public, ainsi que des représentants des pouvoirs locaux et de mouvements de la société civile, se sont rencontrés à Genève. Ils ont pris un engagement conjoint et sans précédent de promouvoir l’investissement dans des services publics de qualité, appuyé par des politiques fiscales équitables. La charte, adoptée à l’unanimité à la conférence « Services publics de qualité: Passons à l’action! », promeut une action concertée, menée par tous les acteurs concernés, pour construire des services publics de qualité.

Allez sur la page Internet de la Conférence mondiale des femmes de l’IE pour en savoir plus sur le programme et pour vous inscrire à cet événement.