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Journée mondiale contre le SIDA 2010 : les syndicats d’enseignants prennent l’initiative dans la prévention et le soutien face au VIH

Publié 1 décembre 2010 Mis à jour 1 décembre 2010

Partout dans le monde, les enseignant(e)s continueront à mettre en place des stratégies visant à améliorer la prévention et le traitement du VIH, alors que l’année fixée pour réaliser l’accès universel à la prévention au traitement, aux soins et au soutien contre le VIH touche à sa fin.

Avancées positives : le nombre croissant de patients bénéficiant d’un traitement antirétroviral, qui permet de réduire et de stabiliser les taux d’infection dans bon nombre de pays, démontre que les progrès réalisés en matière d’accès à la prévention et au traitement sont en bonne voie. Toutefois, cet accès reste loin d’être universel et les enseignant(e)s continueront à s’impliquer au-delà de la date butoir afin que l’accès universel devienne une réalité.

Par le biais du Programme EPT/SIDA, l’Internationale de l’Education a collaboré tout au long de l’année avec ses membres afin de coordonner leurs réponses au VIH/SIDA dans les écoles, les lieux de travail et les communautés. Pour bon nombre de personnes, la Journée mondiale contre le SIDA représente une opportunité d’aborder en profondeur la problématique du VIH/SIDA dans leur pays et de démontrer que leur travail et leurs efforts peuvent faire la différence.

Cette année, nombreuses sont les écoles à travers le monde qui ont décidé de perpétuer la tradition en organisant une leçon ou une réunion intitulée « Une heure sur le SIDA ». Simple mais efficace, cette leçon permet aux enseignant(e)s d’aborder la problématique du VIH/SIDA et, de l’Argentine jusqu’au Zimbabwe, elle s’est révélée constructive au sein des écoles et des communautés, tant pour les élèves que pour les adultes. En 2010, le Sierra Leone Teacher’s Union a programmé la présentation de la leçon « Une heure sur le SIDA » dans les écoles des communautés minières.

Le thème de la Journée mondiale contre le SIDA 2010, « Accès universel et droits humains », rappelle qu’il est important d’adopter une approche de la prévention et du traitement du VIH fondée sur les droits.

Les syndicats d’enseignants du monde entier reconnaissent et admettent le rôle essentiel que jouent les enseignant(e)s pour faire en sorte qu’une nouvelle génération de jeunes s’engagent à respecter et à promouvoir les droits des personnes atteintes par le virus, tout en étant informés des mesures à prendre pour assurer leur propre protection. Les syndicats soulignent que la stigmatisation et la discrimination constituent deux facteurs faisant obstacle à l’accès au traitement et au soutien.

L’ Uganda National Teachers’ Union mène des activités de plaidoyer pour lutter contre les barrières culturelles et socioéconomiques qui entravent l’accès aux soins et à la prévention. Via les opérateurs de téléphonie mobile, le syndicat se charge d’envoyer des messages relatifs au VIH/SIDA, s’assurant ainsi de la bonne diffusion des informations. Au Botswana, des groupes d’étudiants(e)s organiseront des représentations théâtrales, tandis qu’au Rwanda des étudiant(e)s participeront à des activités ludiques, dans le but de mettre en évidence les moyens de lutter contre la stigmatisation et la discrimination. Au Burundi, la réticence de la population à se soumettre au test de dépistage en raison de l’absence de confidentialité constitue un problème qui a incité le syndicat à organiser un atelier de sensibilisation au dépistage confidentiel et volontaire, à l’intention des enseignant(e)s, des directeurs(trices) d’établissements scolaires et du personnel du ministère de l’Education et de la Santé publique.

Les syndicats d’enseignants au Ghana et au Bénin insisteront sur les initiatives personnelles qui contribuent à promouvoir la prévention. Des sketchs présentés par des étudiant(e)s béninois(e)s auront pour objectif de transmettre le message au sein des foyers, tandis qu’au Ghana, le syndicat se concentre sur l’organisation d’activités dans la région du centre, qui enregistre des taux de prévalence élevés d’infection, indiquant des pratiques sexuelles sans protection adéquate. L’école Ba Oumar de Libreville, au Gabon, organisera une exposition et une journée d’information, accompagnées d’un projet de création d’un Club SIDA, tandis que le Malawi Teachers’ Union organise un programme radio sous son slogan « Soyez responsables », afin de discuter des réponses collégiales proposées par l’ensemble du corps enseignant pour lutter contre le VIH/SIDA. Le Kenya National Union of Teachers s’efforcera d’accroître l’aide aux enfants orphelins du SIDA, et poursuivra ses visites de soutien à domicile en vue de renforcer la solidarité au sein des communautés et de sensibiliser l’opinion aux situations difficiles que connaissent ces enfants.

Ailleurs, au Brésil, la Confederação Nacional dos Trabalhadores em Educação a organisé 29 ateliers consacrés à la santé sexuelle et s’est adressée à 3 000 enseignant(e)s, dans le cadre de la préparation à la Journée mondiale contre le SIDA. Au Costa Rica, l’ Asociación Nacional de Educadores et le Sindicato de Trabajadores de la Educación Costarricenses seront présents dans la région d’Alajuela pour participer à un festival consacré au VIH/SIDA, où le public pourra à la fois s’informer et se divertir. Pour sa part, la Confederación de Trabajadores de la Educación de la República Argentina a renforcé ses initiatives au niveau des communautés en ouvrant les portes de son centre de dépistage et d’orientation à toutes les personnes souhaitant faire un test de dépistage gratuit.

Pour de plus amples informations sur le projet EPT/SIDA de l’IE, veuillez consulter le site: http://www.ei-ie.org/hivaids.